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Mais quelle idée de créer un Parti pour la Décroissance ?

http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2008/12/logo-ppld.gifUn peu d’histoire

Le Parti Pour La Décroissance (PPLD) a été créé en 2006 à la suite des Etats Généraux de la Décroissance. Sans revenir sur le contexte et les débats générés par sa création, rappelons juste les critiques dures émises par Serge Latouche à ce sujet : « un manque de maturité politique » ; « on ne pouvait pas trouver mieux pour déconsidérer la décroissance et casser le mouvement à sa naissance que le lancement d’un ridicule parti de la décroissance ». Très vite ce parti s’écroule…

En janvier 2008, par hasard et naïveté, il est rejoint par plusieurs d’entre nous. Nous nous lançons alors à la fois dans une réflexion sur les manières de colporter la Décroissance en cohérence avec ses idées mais aussi sur les raisons de cet échec. Ces deux questions se rejoignent. Nous rencontrons plusieurs acteurs du mouvement de la Décroissance puis commençons à développer la stratégie politique que l’on retrouve dans la plateforme de convergence de l’AdOC, nouveau mouvement politique créé entre temps avec nos amis du MOC.

Suite à une crise de croissance, l’AdOC en tant qu’entité politique visible échoue. Nous nous recroquevillons dans nos coquilles, donc, par défaut, dans un parti : le PPLD.

Un Parti ? « Mais c’est pyramidal, partisan, une machine de guerre à élections, de quête de pouvoir pour le pouvoir, etc. »

Si nous sommes dans un parti, c’est alors plus par hasard que par choix. C’est d’autant plus surprenant que nous remettons clairement en question les institutions de notre modèle de société laissant croire que la politique se limite à son outil qu’est la démocratie représentative et son système de partis, ainsi que les rapports au pouvoir. Et nous participons aussi… à des élections… de manière non-électoraliste…

En fait nous expérimentons une stratégie qui consiste à changer la société à la fois à l’intérieur des institutions mais aussi à l’extérieur.

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Repolitiser la société, resocialiser la politique

Repolitiser la société, resocialiser la politique
Quelle stratégie politique pour une transition démocratique et sereine
vers des sociétés soutenables et souhaitables de Décroissance

Depuis le début des années 2000 et en particulier ces dernières années, on assiste à l’émergence d’initiatives locales citoyennes en rupture avec les schémas classiques de la société de croissance. En parallèle, en France, mais aussi dans d’autres pays, notamment latins, on assiste à la naissance de débats et aussi de mouvements politiques autour des idées de la Décroissance.
Aujourd’hui ces mouvements se questionnent sur la manière de faire vivre ces différentes démarches ensemble et sur la façon de colporter un nouveau projet de société tout en restant en cohérence avec cette pensée politique. Un des thèmes le plus souvent mis en avant dans la Décroissance est la relocalisation de l’économie et donc, par là, de la vie.
Ces initiatives locales, que l’on appelle alternatives concrètes, comme l’habitat partagé ou les AMAP par exemple, s’inscrivent toutes dans cette logique de réapprendre à vivre localement, à produire localement et ainsi à recréer des sociétés humaines permettant d’initier une transition vers une souveraineté alimentaire et énergétique. Ce livre propose de mettre en avant un certain nombre d’entre elles.

Comme les villes en transition en France, ce type d’initiatives locales et concrètes rencontre un  succès notoire auprès de personnes non intéressées ou lassées par le militantisme classique et ses codes. Souvent présentées comme non politiques, ces alternatives sont en effet en rupture avec la manière classique de faire de la politique consistant à se battre contre, et dont la stratégie ne s’inscrit que dans une logique de prise de pouvoir. En fait, elles reviennent à l’essence même de la Politique, celle de la vie de la Cité, en faisant participer tous les citoyens à la réappropriation de leurs choix de vie. Elles sont donc fondamentalement politiques et constituent des exemples de resocialisation de la politique et de repolitisation de la société (1), au niveau local, en commençant, sans attendre une hypothétique prise de pouvoir, à construire d’autres sociétés soutenables et souhaitables.

Chacune de ces alternatives ne représente pas une fin en soi mais l’ensemble forme un vivier d’expériences, plus ou moins réussies, qui ont vocation à se multiplier et à être adaptées et appropriées ici et là. Ces initiatives, bien que la plupart soit indépendante, s’inscrivent et participent directement ou indirectement à la construction d’un mouvement politique de rupture avec la société de Croissance et aussi de sortie du capitalisme et du productivisme.
L’enjeu aujourd’hui, autour de ces initiatives et de la richesse d’expériences qu’elles représentent, est d’arriver à tisser un réseau en construisant des liens, des ponts, des passerelles à la fois entres elles mais aussi avec les autres niveaux politiques de la Décroissance. Ce maillage permettrait de mettre en commun, de critiquer, de se rencontrer, mais aussi de gagner en visibilité, lisibilité et cohérence. Il éviterait par ailleurs le risque de repli sur soi et de communautarisme que cela représente, la dérive survivaliste (2) ou encore de se trouver rattrapé par des lois interdisant tout simplement ce type de démarche (3).

Aujourd’hui, nous observons que la Décroissance peut se colporter sur quatre niveaux politiques :
– Le collectif : à travers les alternatives concrètes, mises en avant dans ce livre.
– Le projet : projet de transition et aussi réflexion sur ce que peuvent être des sociétés de Décroissance (4).
– La visibilité : l’organisation de rencontres-débats, de manifestations, le passage dans les médias, la participation à des élections de manière non-électoraliste (5).
– L’individuel : à travers la simplicité volontaire et la décolonisation de l’imaginaire.

Chacun de ces niveaux est complémentaire des autres et chacune des initiatives de rupture avec la société de Croissance s’inscrit dans plusieurs d’entre eux. Il faut aujourd’hui arriver à cultiver cette diversité. Ces quatre niveaux politiques de la Décroissance interagissent entre eux et doivent se nourrir mutuellement les uns les autres, en rupture avec toute volonté de domination.

Je propose ici de présenter les complémentarités entre le Collectif et ces différents niveaux :
Une alternative concrète locale, tout aussi pertinente soit elle, peut très vite être rattrapée par la loi si elle se désintéresse de la politique institutionnelle et des débats de société. Au contraire, en s’appuyant aussi sur la Visibilité, notamment par la participation non-électoraliste à des élections, elle contribue à la fois à expliquer sa démarche, à ouvrir un débat citoyen sur celle-ci, mais aussi à créer des liens avec des élus locaux qui pourront, non pas récupérer, encore moins faire à la place de, mais laisser la possibilité que vive et se construise cette alternative.
Inversement, le niveau de la Visibilité s’inspire des alternatives concrètes et donne plus de crédibilité au discours de la Décroissance en les mettant en avant. La Visibilité permet aussi de semer des graines d’idées qui peuvent germer ici ou là.
De même, il y a des synergies entre l’Individuel et le Collectif : une alternative concrète est constituée de citoyens faisant le choix de la simplicité volontaire. Inversement, sans alternatives concrètes, ces citoyens ne trouvent pas de lieu d’expérimentation collective de leur choix de vie et seraient condamnés à l’isolement.
Les alternatives concrètes trouvent à travers le Projet, et donc des réflexions théoriques, une cohérence et un sens global à leurs démarches. Inversement, le Projet se nourrit de ces laboratoires d’expérimentations.

Et aussi les complémentarités entre Individuel – Projet – Visibilité :
C’est à travers les réflexions intellectuelles qu’une personne se nourrit et arrive à remettre en question son mode de vie et de pensée. Inversement, le Projet se nourrit de ce qui est expérimenté par les personnes faisant le choix de la simplicité volontaire.
C’est à travers la Visibilité que des personnes sont sensibilisées aux réflexions intellectuelles autour de la Décroissance. Inversement, la participation de personnes choisissant la simplicité volontaire dans la Visibilité donne un visage humain, et non plus seulement théorique, à ce choix de vie.
Sans la Visibilité, le projet s’enfermerait dans ses vérités sans jamais se confronter au débat. Les idées de la Décroissance resteraient dans le cercle fermé d’une petite élite éclairée. Inversement, la Visibilité sans le Projet ne consisterait qu’à rabâcher quelques slogans sans  approfondir le débat ni questionner le chemin : quelle visibilité ? Comment colporter la Décroissance de manière cohérente ?

On peut voir les complémentarités entre ces différents niveaux, mais aussi la pertinence et la cohérence d’imaginer un espace commun pour les faire vivre ensemble. Construire cet espace, c’est commencer à penser et expérimenter ce que pourraient être demain des sociétés de Décroissance. C’est construire un nouveau rapport à l’autre, un nouveau rapport à la politique, à la démocratie, au pouvoir. Il semble ainsi impossible pour le mouvement de la Décroissance d’adopter les formes d’organisations politiques traditionnelles et encore moins leurs stratégies orientées vers la prise de pouvoir, qu’elle soit institutionnelle ou révolutionnaire. Dans leurs natures, elles sont incompatibles avec nos idées et notre projet.

« La Décroissance ne doit pas seulement être le but d’un tel projet mais aussi son chemin et sa méthode. » (6)

Lors des réflexions et des travaux que nous avons effectué dans la dynamique de la campagne Europe-Décroissance en France, nous nous sommes orientés vers une stratégie dite de masse critique, ou comment changer la société sans prendre le pouvoir (7), en commençant ici et maintenant, et en luttant contre les pouvoirs existants (8). C’est le grand apport des alternatives concrètes : une nouvelle pratique de la politique dans laquelle le faire prend le dessus sur le désir de pouvoir et de domination. En fait, il s’agit de se réapproprier le pouvoir de faire contre la logique de pouvoir sur. En effet, notre démarche non-électoraliste (9) s’inscrit dans une approche de la politique en rupture avec l’illusion que la prise de pouvoir est un préalable à tout changement de société. Notre liberté de parole, de ton et surtout notre caractère désintéressé nous offre une grande amplitude pour jouer ce rôle de poil à gratter idéologique, de force de proposition de nouvelles idées, d’initiateurs de débats et d’alternatives concrètes.

De même, cette cohérence doit se reconnaître dans la vie de notre mouvement, organisé en réseau autour de collectifs locaux, de collectifs thématiques, d’alternatives concrètes, se retrouvant lors de projets communs comme des séminaires, des livres, des élections, des colloques, des festivals, des manifestations…
L’ensemble de nos projets et actions doit représenter un « pas de côté », en se posant continuellement la question, avec humilité et respect, de la cohérence entre la pensée, le chemin et la méthode. Chacune des expériences que nous partageons, qu’elles soient réussies ou non, sont autant d’éléments que nous apportons à la construction de cette transition vers des sociétés de Décroissance soutenables et surtout souhaitables, sans jamais perdre de vue que sa diversité est ce qui en fait à la fois sa richesse et sa cohérence.

Cette démarche peut être complémentaire de celle des partis traditionnels dont la stratégie privilégie la prise de pouvoir préalable. En effet, ces partis, soumis à l’agenda électoral et contraint par la réalité du financement des partis politiques ont à adapter leurs discours et stratégies au système. Toutefois certains de leurs membres partagent nos idées et peuvent être des relais pour à la fois communiquer sur nos idées et nous permettre d’initier ou de faire vivre nos alternatives concrètes à travers des lois et/ou des financements publics. Par contre, cela doit se faire en renversant l’imaginaire politique dominant qui laisse croire que tout viendra d’en haut et qu’il suffit de bien voter pour que tout aille mieux demain : ce n’est pas l’élu qui fait à la place du citoyen. L’élu permet aux citoyens de faire.

Changer de société pourrait bien être la conséquence d’une raison impérieuse que nous imposerait une nature devenue moins généreuse voire plus violente. Les décroissants, s’ils adhèrent évidemment à la « nécessité » du changement, souscrivent aussi et peut-être avant tout à sa « souhaitabilité ». La Décroissance n’est pas l’acceptation résignée de contraintes écologiques mais bien la formulation raisonnée d’un idéal de société. A l’inverse, nous assistons aujourd’hui à un désarroi idéologique profond, que ce soit à gauche ou à droite. La fin proche du pétrole, l’accroissement des inégalités conduisent à entrevoir un possible effondrement de notre civilisation. Dès lors, le risque de mise en place de politiques fascistes, voire écofascistes sera fort (10), et à la Décroissance choisie se substituera une récession subie. La Décroissance propose d’anticiper dès maintenant ces changements afin d’initier une transition vers des sociétés soutenables et souhaitables, transition qui ne peut être autre chose que le résultat d’un choix démocratique, avec une forte adhésion et participation à nos idées.

En effet, en cohérence avec notre stratégie de masse critique et surtout de ne pas attendre un grand soir illusoire, nous devons commencer ici et maintenant à nous réapproprier nos choix de vie. L’enjeu est plus de trouver des leviers par lesquels on peut initier une resocialisation de la politique et une repolitisation de la société, en rappelant que la politique ne s’arrête pas au jeu électoral comme le système souhaite nous le faire croire. La politique, c’est la vie de la cité. Il s’agit de reconstituer des communautés humaines localement, des collectifs, des solidarités, dans une société où l’individualisme et le culte de la personne, mais aussi l’illusion de toute puissance, le déni de notre interdépendance les un-e-s par rapport aux autres participent à la dépolitisation de la société.

La myriade d’alternatives concrètes, aussi diverses, créatives, imaginatives, innovantes que l’on peut voir ici et là constitue un espoir de réappropriation de la politique et donc de transition démocratique vers des sociétés de Décroissance, à condition qu’elles convergent en s’inscrivent dans le tissage d’un réseau s’appuyant sur les différents niveaux politiques de la Décroissance. Il s’agit donc bien de faire de la politique, mais autrement, non pas pour prendre le pouvoir mais pour faire avancer nos idées, nos projets, pour que la réflexion et la réappropriation de nos choix de vie remplacent la consommation et l’acceptation désenchantée d’une réalité sociale mortifère.

Vincent Liegey
Membre du Parti Pour La Décroissance et du collectif Décroissance 2012.
Effectue un doctorat sur la Décroissance à l’université d’économie de Budapest.

(1) Plate-forme de convergence de l’AdOC : http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=4708
(2) Démarche individualiste consistant à se préparer aux crises à venir de manière individuelle et/ou communautaire. Cela peut même consister à s’armer pour protéger son jardin en attendant les hordes d’affamés. On retrouve cette démarche particulièrement en Amérique du Nord. Lire la Décroissance n°52, septembre 2008, Survivre aux survivalistes, par Paul Ariès.
(3) Voir par exemple la loi Loppsi 2 et l’interdiction des Yourtes.
(4) Comme par exemple nos travaux sur la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) couplée à un revenu maximum autorisé (RMA) : http://www.partipourladecroissance.net/?p=4144
(5) Voir par exemple la campagne Décroissance 2012 : www.decroissance2012.fr
(6) Plate-forme de convergence de l’AdOC : http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=4708
(7) John Holloway, 2008, Changer le monde sans prendre le pouvoir, Sillepse, 320 p.
(8) Benasayag M., Sztulwark D., 2002, Du contre-pouvoir, La Découverte, 166 p.
(9) Participer à des élections de manière non-électoraliste consiste à instrumentaliser les élections pour ce qu’elles représentent comme opportunité de faire entrer la Décroissance dans le débat public. De même elles permettent de  faire se rencontrer au niveau local des Objectrices et Objecteurs de croissance et ainsi faire vivre des groupes locaux. Cette stratégie protège aussi du piège électoraliste : ne pas avoir à adapter le discours dans le seul but d’obtenir un score suffisant permettant de bénéficier du financement public ou permettant d’avoir des élus.
(10) Voir La Décroissance, novembre 2010 (n°74), La Décroissance sera t-elle autoritaire, avec les contributions de Yves Cochet, Florence Leray et Vincent Liegey : http://www.partipourladecroissance.net/?p=5008

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Foire aux questions, par le M.O.C.

Foire aux questions, par le M.O.C. Merci à eux

source : http://www.les-oc.info/?page_id=504

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  1. Quelle différence entre Décroissance et Objection de croissance ?
  2. L’opposition croissance/décroissance est-elle un raccourci simplificateur ?
  3. Les objecteurs de croissance (O.C.) sont-ils de gauche ?
  4. Les O.C. se préoccupent-ils assez de la question sociale ?
  5. Les O.C., faute de sens pratique, oublient-ils la modélisation et les expérimentations ?
  6. Les O.C. réduisent-ils la politique à un repli sur des comportements individuels ?
  7. La simplicité volontaire comme choix de vie délibéré est-elle réservée à une très petite minorité, à une élite scolairement nantie et économiquement déstressée ?
  8. Les O.C. valorisent-ils excessivement les communautés traditionnelles du passé ?
  9. Les O.C. sont-ils des écologistes benêts ?
  10. La stratégie du « mot-obus » conduit-elle à l’isolement ?
  11. Pourquoi les O.C. préfèrent-ils railler l’Unitude des « forces » de gauche que s’y rallier ?
  12. Les O.C. mettent-ils clairement en évidence les mécanismes politiques et économiques qui ont abouti à la situation actuelle ?
  13. Pourquoi tant de méfiance pour « l’argument de la nécessité » selon lequel 1/ le capitalisme ne peut pas ne pas échouer/disparaître, 2/ la décroissance si elle n’est pas choisie sera, de toute façon, imposée, contrainte, subie ?
  14. Les O.C. sont-ils à l’aise dans chacun des trois pieds, ceux du projet, des alternatives concrètes et de la visibilité ?
  15. Comment finalement la stratégie de la transformation résout-elle les trois problèmes politiques fondamentaux ?

Ces questions ont été piochées à partir des sites suivants :

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F.A.Q : Foire Aux Questions

Quelques propositions de réponses argumentées aux critiques/reproches/caricatures dont les O.C. font en ce moment l’objet.

L’argumentation complète de ces réponses réposent sur Les trois pieds politiques de l’objection de croissance.

1- Les O.C. sont-ils de gauche ?

- Historiquement, les O.C. le 11 septembre 1789 se seraient rangés à gauche du président de séance de l’Assemblée nationale pour refuser d’accorder au roi un droit de veto absolu sur les lois.
- Economiquement et socialement, nous nous posons les mêmes problèmes que ceux que la gauche devrait se poser. Et comme nous considérons que la politique est le lieu où nous devrions décider ensemble nos décisions, nous défendons un volontarisme politique ; par exemple, les injustices sociales ne sont pas « naturelles » et par conséquent la justice sociale n’est pas naturelle mais artificielle (ex. de l’héritage)
- Mais nous ne sommes plus dans le même paradigme que « La Gauche » : à cause de notre antiproductivisme, de notre antilibéralisme (même si nous pouvons distinguer entre un libéralisme philosophique et un libéralisme idéologique), de notre anti-utilitarisme (nous ne réduisons pas l’intérêt à l’intérêt économique)
- Le philosophe Alain raconte au début du XXe siècle que s’il rencontre quelqu’un qui « ne fait pas de politique » alors il ne peut s’empêcher de penser : « voilà quelqu’un qui n’est pas de gauche ». Eh bien, les O.C. font de la politique et chacun peut en déduire : « voilà des gens qui ne sont pas de droite ! »

2- Les O.C. mettent-ils clairement en évidence les mécanismes politiques et économiques qui ont abouti à la situation actuelle ? (suite…)

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La recherche d’une démocratie vivante

AG-ADOC-20septEn ces temps de désaveu fréquent de la politique, marqué notamment par l’abstentionnisme des jeunes (près de 70 % n’ont pas voté aux élections européennes de juin), ce qui s’est passé à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, du 3 au 10 août, est non seulement rafraîchissant, mais prometteur.

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