Archives de la catégorie : nucléaire

Linky : dix péchés capitaux

Contre la liberté, les droits de l’Homme et la démocratie

Derrière le tableau convenu d’un compteur électrique augmentant le confort, améliorant la maîtrise de la consommation, permettant de mieux intégrer les énergies renouvelables et dont le joli nom fait penser au chien du voisin, se cache en réalité un puissant projet de contrôle social des populations. Dix caractéristiques inquiétantes doivent nous interroger :

1 ) Le danger: la technique du CPL – Courant Porteur en Ligne – n’est pas adaptée aux fils électriques des maisons, qui ne sont pas « blindés ». Le CPL ajoute en fait une couche d’ondes électromagnétiques le long de tous les fils électriques, très nombreux particulièrement à proximité du compteur. Tous les êtres vivants sont sensibles aux ondes, d’ailleurs les animaux ne se couchent jamais à proximité d’une borne électromagnétique. La recherche officielle peine à fournir des preuves, à cause de crédits venant aujourd’hui presque exclusivement des multinationales, mais les chercheurs indépendants accumulent les indices accablants. Il serait déconseillé de dormir ou de stationner longtemps à proximité d’un compteur communicant, même protégé par une paroi : tremblements, insomnies, maux de tête, nausées… et à terme, dégénérescence des capacités cognitives et abaissement du Q.I., maladies neurologiques et cancers du cerveau … Les ondes électromagnétiques sont classées comme potentiellement cancérigène par l’OMS depuis 2011. Où est passé le principe de précaution inscrit dans la Constitution ?

2 ) La dissimulation: les sociétés de distribution de l’énergie communiquent le moins possible sur la pose des compteurs communicants. En France, une seule lettre l’averti, quelques temps à l’avance, n’indiquant pas la date de l’intervention ; les compteurs sont ensuite posés sans prévenir s’ils sont dans les communs, les prestataires revenants en cas d’opposition ( ils sont payés en bonus/malus sur la pose). Si les compteurs sont à l’intérieur des appartements, les employés tentent de forcer le passage: «C’est obligatoire mais c’est gratuit» est leur leitmotiv. ERDF veut imposer Linky en catimini  par quartiers pour prendre de vitesse les résistances possibles. Pourquoi une telle politique du fait accompli ?

3 ) La contrainte: dans les rares réunions publiques où ERDF est contraint de se justifier, on apprend que la police n’accompagnera pas les employés pour forcer les portes comme aux Etats-Unis et que l’amende de 1500 euros demandée initialement contre les réfractaires a été refusée par les députés; mais ERDF explique aussi que ceux qui réussissent à échapper à l’obligation auront une sanction ultérieurement, par une facturation élevée et arbitraire des frais de relevé de compteur. L’opérateur joue l’intimidation pour poser rapidement un maximum de compteurs, avant de s’attaquer ensuite aux récalcitrants. Pas de quartier pour les électro-sensibles déclarés – quelques % de la population – car les compteurs s’imposent à tous sans discernement. Quel argument valable pour justifier une telle contrainte? (suite…)

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La transition immobile

voiture-electriqueL’Assemblée  Nationale vient de voter le projet de loi sur la transition  énergétique, des débats houleux mais surtout stériles, des mesures  phares, enfin surtout, beaucoup de poudres aux yeux. D’emblée, nous  pouvons affirmer que la « transition énergétique » du gouvernement est  très loin d’être la transition démocratique et sereine, nécessaire et  souhaitable, que nous prônons ! L’intitulé du projet de loi, sans  ambiguïté, en atteste :« relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ».
Les  objectifs, essentiellement comptables et techniques clairement énoncés  dans le titre 1 (réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre en  2030, réduire de moitié la consommation d’énergie à l’horizon 2050,  porter la production d’énergie renouvelable à 32 % de notre consommation  énergétique finale, baisser la part du nucléaire dans la production  d’électricité à 50 % à l’horizon 2025) semblent ambitieux mais ils engagent surtout les gouvernements  suivants !

Au niveau des transports, la transition est effrayante  puisqu’elle consacre la voiture électrique comme mode de déplacement  d’avenir… Comme si la voiture électrique était plus propre ?
La  lutte aux « gaspi » serait également lancée. Et là, pas de demi-mesure  avec l’interdiction des sacs plastiques à usage unique en 2016 mais  aussi de la vaisselle jetable en plastique à partir de 2020. La future  loi entend agir contre l’obsolescence programmée et fait la part belle à  l’économie circulaire : recycler 60 % des déchets en 2025, développer  des cycles courts de réemploi et de recyclage. Tout cela est louable  mais est-ce crédible sans remise en cause, même partielle de nos modes  de vie ? N’est-ce pas d’abord chercher à développer le secteur  industriel du « déchet », et par effet rebond, favoriser la production de  déchets au lieu de les limiter ?
Au niveau de la production  d’énergie, le renouvelable est évidemment mis en avant mais le projet de  loi, comme un symbole, se termine par la sûreté nucléaire avec,  notamment, la mise en place de commissions, et d’une autorité  indépendante visant à favoriser la transparence de l’information : il  n’y a pas à dire, c’est la révolution ou alors …

Soyons  clairs, nous ne croyons pas que cette loi sera un tournant en faveur de  la nécessaire transition, quelques mesures réfléchies ne seront pas  suffisantes. L’ensemble de ce projet de loi n’est que de la poudre aux  yeux pour rassurer la population, qui est en train de prendre conscience  des limites environnementales, tout en lui promettant de ne surtout  rien  changer … Les questions énergétiques sont loin d’être uniquement  techniques. Réduire nos consommations d’énergies et nos dépendances aux  fossiles ne peut se faire qu’à la condition de questionner notre modèle  de société. L’énergie verte n’existe pas plus que la croissance verte ou  durable. L’écologie au service de l’économie, c’est à la fois absurde  et impossible : le découplage énergie / PIB est un mythe. Il va falloir inventer de nouvelles solidarités dans un monde sans croissance du PIB.

Ne  pas sacrifier notre mode de vie et notre modèle de société, tel est  l’objectif en filigrane de ce projet de loi. La transition énergétique  est d’abord une question de justice sociale. Ce modèle de société basé  sur la compétition, le toujours plus de  consommation stupide nécessitant toujours plus d’emplois néfastes,  toujours plus d’inégalités et de mal -être n’est ni soutenable, ni  souhaitable. Nous sommes bien loin de l’urgence sociale et écologique  qui impose une véritable transition écologique. Plus que jamais, nous  insistons pour que les vraies questions soient posées entre la Décroissance  choisie ou la récession subie ; entre une transition démocratique,  sereine, solidaire et soutenable ou l’effondrement au service d’une  oligarchie financière !

Leur pseudo-transition au service de  l’oligarchie n’est pas la notre. Heureusement, partout dans le monde,  sans attendre les décisions des « politiciens », des citoyens utilisent  leur pouvoir d’action pour explorer et expérimenter des pistes de transitions sociétales allant vers de nouveaux modèles de sociétés soutenables, souhaitables, autonomes et conviviaux.

http://www.institutmomentum.org/quatre-regards-leconomie-lanthropocene/
http://www.institutmomentum.org/transition-energetique-lavenir/
http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2014/10/14/Transition-energetique—un-pas-en-avant–trois-pas-en-arriere–Communique-pour-le-PG-

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Kaliningrad, ou le symbole de l’ingérence nucléaire à la Française

logo-ppldA l’heure où la société civile se mobilise ici à Bure pour refuser l’enfouissement des déchets, en Pologne ou en Lituanie, ou encore ailleurs avec les camarades de « Valognes stop castors » qui voient leurs peines alourdies pour s’être simplement opposé à une évidence : « Personne ne sait gérer les déchets nucléaires » ;

A l’heure où l’après accident de Fukushima Daïchi reste totalement ingérable :

Peut-on encore parier sur le confinement en profondeur de la radioactivité de ces déchets sur des centaines de milliers d’années plutôt que d’arrêter simplement d’en produire ?
Peut-on poursuivre et financer un projet de construction de réacteurs nucléaires à Kaliningrad ou ailleurs sans s’interroger sur le véritable coût environnemental et social ?

La France continue de violer les traités internationaux de non prolifération des armes nucléaires, utilisant l’argent public pour cela.

Elle poursuit la construction du Laser Mégajoule et renforce le financement de ses programmes de dissuasion : combien de temps accepterons-nous d’être l’un des premiers laboratoires de crimes militaires au monde ?

Les 120 millions d’euros pulvérisés le 5 mai 2013 avec l’auto-destruction en vol d’un missile M51 ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des dépenses pour les armes atomiques. La dissuasion nucléaire (3,4 milliards d’euros par an) a été sanctuarisée par François Hollande et le Livre blanc, et les nouvelles versions du M51 (2 et 3) doivent être décidées. (2) La France a ainsi englouti 345 milliards d’euros depuis 1945 dans sa force de frappe.

Cette course effrénée au gaspillage de l’argent public, fortement liée à cette société productiviste et guerrière nous conduit tou-te-s droit au mur. Il est temps de proposer des projets de décroissance œuvrant pour un pacifisme éclairé, au service du progrès social et de la satisfaction des besoins fondamentaux, facteurs de Paix.

Le Parti Pour la Décroissance appelle le gouvernement français à se ressaisir en annulant toute ses implications dans les projets nucléaires civils ou militaires et à faire pression sur les banques françaises impliquées dans le projet de Kaliningrad pour qu’elles s’en désengagent immédiatement. Il appelle à l’arrêt inconditionnel et définitif du nucléaire, fission et fusion ici ou ailleurs. Il demande l’arrêt de toutes les constructions liées à l’industrie nucléaire, la reconversion des moyens humains et financiers pour la recherche et mise en œuvre de toutes autres alternatives soutenables.

 Parti Pour La Décroissance (suite…)
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La société de croissance, c’est la guerre. Non, à l’intervention française au Mali

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Nous n’avons pas voulu la guerre en Libye, nous ne voulons pas la guerre au Mali.

Le Parti Pour La Décroissance dénonce l’intervention de la nébuleuse islamiste, Aqmi, Ansar Eddine, Mujao… au Mali qui impose par la force un régime obscurantiste et attentatoire aux droits humains. Face à l’urgence de l’avancée des forces djihadistes, il était sans doute urgent de la stopper jusqu’à Bamako pour protéger le peuple malien. Cependant, il aurait été préférable que celle-ci se fasse par l’armée malienne et sinon par la force militaire inter-africaine.

Cette intervention, si elle peut se défendre à court terme du point de vue de la liberté du peuple malien, fera les affaires des intérêts du capitalisme français par la suite, avant ceux du Mali. En effet, les grandes puissances, telles que la France, n’interviennent quasiment jamais si elles n’y ont pas un intérêt direct. Les interventions militaires françaises, durant toute la Françafrique, avaient pour finalité de favoriser les intérêts économiques des transnationales françaises et principalement leur accès aux matières premières.

Le Mali est un pays riche en or, en pierres précieuses [1], en uranium (non encore exploité par la France) [2], en pétrole et en uranium, en terres à acheter, notamment pour implanter des agrocarburants [3]. (suite…)

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L’Europe face au pic pétrolier : Benoît Thévard face au parlement européen

‎ »Très beau plaidoyer pour les ville en transition et le sens des responsabilités de nos politiques collectives. Quel va être l’impact de la disparition de la ressource pétrolière pour un continent qui n’en produit pratiquement plus alors que toute son économie en dépend? Quelles priorités politiques et économiques mettre en place? Une opportunité formidable de mobilisation de tous – citoyens, entreprises, politiques- pour faire face à un défi incontournable. « Entre préparer et choisir (…), il ne faut plus attendre pour décider ».
L’étude et ses annexes peuvent être téléchargées ici:
http://peakoil-europaction.eu/
La vidéo complète du colloque (3h20) peut être visualisée et téléchargée ici:
http://www.greenmediabox.eu/archive/2012/11/15/peakoil/

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2 ans après… aurions-nous déjà oublié ?

La catastrophe de Fukushima-Daichi a créé un cataclysme, il y a deux ans déjà… Au delà de l’impact humain, écologique, industriel, c’est une nouvelle prise de conscience de grande ampleur qui a eu lieu à travers le monde sur les risques et menaces inacceptables de l’usage du nucléaire pour l’ensemble des êtres vivants et leurs éco-systèmes. « Aucune autre technologie n’a créé en si peu de temps des catastrophes si « durables ». »

Et pourtant, nous avons la mémoire courte : même si la production d’énergie d’origine nucléaire a chuté en quelques années de 18 à 13 % à travers le monde, nul n’est besoin de rappeler qu’à l’heure actuelle, nous nous battons pour protéger « nos » mines d’uranium au Niger et ailleurs, celles qui assurent notre « indépendance » énergétique.

Le 9 mars prochain un appel national a été formulé par de nombreuses associations, collectifs et citoyens, en faveur de la constitution de rassemblements locaux et nationaux, pour exiger la sortie et l’arrêt du nucléaire. Des chaînes humaines et autres réjouissances seront organisées un peu partout en France et ailleurs. (suite…)
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Pour l’arrêt des nucléaires et la transition énergétique, vers une société post-pétrolière

Communiqué du Mouvement des Objecteurs de Croissance

Devant les déclarations pro-nucléaires d’Arnaud Montebourg  reprises par le Ministre de l’intérieur, Manuel Valls, et celle de l’écologie, Delphine Batho, seuls ceux qui croient encore qu’il sera possible de « sortir  progressivement »  du nucléaire seront étonnés, voire choqués.

Pourtant, ils devraient savoir qu’il n’y a rien à attendre des hommes politiques – en général – et des hommes politiques français – en particulier – qui ont abdiqué depuis longtemps devant les « experts », la plupart du temps énarques ou  polytechniciens, pro-nucléaires, et qui leur assurent que le nucléaire est sans danger et bon marché…

Pourtant, depuis Hiroshima, Tchernobyl et Fukushima… n’importe qui est en mesure de savoir que le nucléaire « contient la catastrophe comme la nuée porte l’orage ».

Pourtant, le nucléaire est en déclin dans le monde : sa part dans le mix énergétique mondial est passée de 18 %  à moins de 13 % en quelques années et il n’y a pas suffisamment de réacteurs en construction pour remplacer le parc vieillissant.

Pourtant, les solutions pour arrêter le nucléaire existent : augmentation du coefficient d’utilisation des centrales thermiques fossiles, sobriété, transition énergétique, renouvelable ; à l’instar de ce qu’ont fait les Japonais ou s’apprêtent  à  faire les Allemands.

(suite…)

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Nucléaire arrêt immédiat Pourquoi, comment ? Le scénario qui refuse la catastrophe.

Quand un risque de catastrophe existe, quand celle-ci s’est déjà produite, que l’on en connaît l’origine et que l’on a pu en mesurer l’ampleur, le bon sens voudrait que tout soit mis en oeuvre pour que ce risque disparaisse définitivement et si possible immédiatement, afin que cette catastrophe ne puisse se renouveler.

Quand des solutions existent pour arrêter immédiatement le risque par simple substitution technologique, il est prioritaire d’étudier la faisabilité de leur mise en oeuvre en pleine connaissance de leurs impacts, analysés au regard de la catastrophe ainsi évitée. Partant de ces constats, les auteurs, qui se considèrent comme de simples citoyens « responsables », se sont attachés à démontrer comment et pourquoi ce bon sens pouvait s’appliquer à l’énergie atomique. Loin des avis d’experts, ils ont jugé indispensable que ces questions du pourquoi et du comment « sortir immédiatement du nucléaire » fassent débat. Refusant le consensus de l’acceptation de la catastrophe que portent de fait les défenseurs des scénarios de sortie « progressive », ils ont souhaité, par ce court essai, dépasser l’approche technicienne volontairement attachée à cette funeste industrie, et apporter leur modeste contribution à la nécessaire et urgente réappropriation populaire d’un choix fondamental de société.

Pierre Lucot est membre du Bureau National du mouvement Utopia et Conseiller Fédéral à EELV.

Jean-Luc Pasquinet est objecteur de croissance et membre du comité stop Nogent et de la coordination stop-nucléaire pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

Source : http://golias-editions.fr/article5044.html

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Fukushima, un an après…

Lors du dernier GA d’ATTAC du mois de février, il a semblé plus que pertinent de rédiger un article sur la catastrophe nucléaire de Fukushima. En effet, à l’heure où vos lirez ces lignes, le 11 mars 2012 devrait être très proche. Soit une année, jour pour jour, après cette terrible tragédie.

Malheureusement, les informations que l’on serait en droit d’attendre du gouvernement japonais et de la communauté internationale, sont introuvables. Rien de très clair sur la contamination des divers radioéléments dans l’atmosphère, l’océan, sur la population, les aliments, etc. La rédaction de cet article se transformant alors en un travail très complexe…
Fort heureusement, il est possible d’obtenir des informations grâce à différentes associations telles que l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), Radioprotection Cirkus,  ou encore le blog, actualisé très régulièrement, fukushima.overblog.fr, reprenant des informations émanant d’associations japonaises, ou analysant les documents officiels de TEPCO. La  plupart des informations relatées dans cet article provient de ces sources.

L’objectif de cet article est de réaliser une synthèse sur ce qui s’est réellement passé à Fukushima, puis d’essayer de comprendre où en est la catastrophe aujourd’hui, et enfin quelles sont les conséquences de l’accident. Le tout en essayant de supprimer au maximum les éléments techniques… (suite…)

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Nucléaire : idées reçues et scénarios de sortie, sortie aux Editions Utopia

par mouvement utopia | Editions UTOPIA | faire un Lien permanent

Nucleaire_couverture.JPG Les Editions Utopia
« Nucléaire : idées reçues et scénarios de sortie » Préface d’Albert Jacquard, illustrations de F’Murrr, prix de vente en librairie : 3 €
Sortie en librairie : 16 novembre 2011
Pour les adhérents Utopia une souscription spécifique : 20 € pour 8 livres (2 € le livre plus 4 € de frais de port).
Vous trouverez ci joint la demande de souscription
Dossier de presse
Communiqué de presse

Énergie du futur ou du passé? Est-elle une énergie comme une autre ? Les risques d’accidents majeurs, la gestion des déchets, la prolifération par le civil du nucléaire militaire, sont ils maîtrisés? Les peurs que cette technologie entraîne sont-elles irrationnelles ? Cette énergie est-elle incontournable dans la lutte contre le changement climatique, pour notre indépendance énergétique, pour nous permettre d’avoir une énergie abondante et bon marché? La science apportera-t-elle un jour les solutions à l’ensemble des problèmes posés ?nucleaire_couverture4.JPG
Notre filière nucléaire est-elle performante techniquement et économiquement ? Son fonctionnement est-il démocratique ? Et sommes nous en France si dépendant du nucléaire qu’il est impossible de s’en passer?
Toutes ces questions sont traitées dans cet ouvrage, court et accessible à tous, mais qui aborde l’ensemble des problématiques que pose la « société nucléaire ». A travers l’analyse de douze idées reçues et de différents scénarios de sortie possibles du nucléaire, en s’appuyant sur les travaux de chercheurs indépendants, d’intellectuels et de politiques, ce livre à pour vocation de dresser un panorama simple mais précis sur cette question et ainsi contribuer à des prises de décision politique qui ne pourront plus se faire à l’insu des citoyens.

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Rennes 15 Octobre 2011 : Manifestation Contre le Nucléaire et pour l’arrêt immédiat des chantiers EPR et THT

Rendez-vous mail Mitterrand à partir de 12h
restauration, buvette, stands, musique et prise de parole
départ 14h15 de l’esplanade
Organisée par la Coordination Antinucléaire Ouest

Téléchargements
– Couleur : >> Affiche (A3) – >> Flyers (A6)
– Fond blanc : >> Affiche (A3) – >> Flyers (A6)

http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouestContact : coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net


Appel à bénévoles

Pour s’inscrire en tant que bénévoles pour aider à la préparation et à l’installation, 2 possibilités :


Départs groupés

(suite…)

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Energie : localisation, usages, et sobriété dans « Rouge et Vert » des Alternatifs

Les Objecteurs de Croissance cherchent des réponses communes à des enjeux qui peuvent paraître avoir des solutions incompatibles (1).
– Lutter contre les inégalités sociales : nord/sud, ainsi que dans chaque territoire,
– Echapper aux périls environnementaux : déplétion des ressources, rapidité du changement climatique, et pollutions,
– Retrouver le sens de nos vies : aliénation au travail, frustrations de la société consumériste, culture concurrentielle, décisions qui échappent aux citoyens, adaptation au techno-scientisme, etc…

La question énergétique est au centre des ces problématiques. Notre mode de société consumériste est dans une impasse : pillage des pays riches en ressources, gaspillage et pollutions.
Le nucléaire, qui nous a été imposé sans concertation, est un allié zélé du capitalisme qui incarne à la fois la démesure humaine, sa folie et son irresponsabilité.
Si les énergies renouvelables sont présentées comme une option pour faire face à la déplétion pétrolière, elles ne permettront pas de le compenser complètement. Le techno-scientisme ne nous sauvera pas, et la voie « verte » du capitalisme ne sera ni durable, ni souhaitable.

Face à ce constat dramatique, notre devoir est d’agir et de proposer d’autres modes de vie, et de faire pression sur les pouvoirs publics, afin d’enclencher une politique publique énergétique vertueuse et responsable fondée sur la sobriété, le sens, des choix démocratiques, la relocalisation, ou encore le ralentissement.

Relocaliser

Les objecteurs de croissance prônent une reconversion industrielle, décentralisée et émancipée des superstitions scientistes et économistes.
Nous proposons une civilisation organisée autour de centres de production de taille réduite. Nous prônons une réduction du gaspillage de l’énergie, avec l’adoption généralisée des énergies renouvelables, avec des petites unités de production. Citons l’éolien, le solaire, l’hydroélectrique, la biomasse, les courants marins, la houle.
Il faudra naturellement contrôler l’impact environnemental de ces solutions depuis la conception jusqu’à la fin de la vie et au traitement de leurs déchets, afin de ne pas remplacer un problème par un autre.

Décoloniser l’imaginaire

Il s’agit surtout de responsabiliser les individus via le rapport d’usage ; il s’oppose au rapport de consommation et d’accumulation. Le principe de gratuité de l’usage simple et du renchérissement du mésusage est essentiel pour limiter le gaspillage, dans le domaine des biens communs. Ce système de facturation est déjà expérimenté pour l’eau.
De même, l’accès à la gratuité aux transports publics de proximité pour tous, accompagné d’un renchérissement du mésusage des transports, rendrait la question « de la cause des déplacements » prioritaire à celles des « moyens ». Cela contribuerait largement à la diminution de l’usage de la voiture et par là même à une diminution importante de la consommation.

La démocratisation des choix publics

Les limites entre le bon-usage et le mésusage ne peuvent pas être décrétées arbitrairement par des gouvernants. Ces questions doivent faire l’objet de débats citoyens, participatifs et locaux. Il est plus impliquant de décider directement des moyens de partager les ressources que de personnaliser les élections autour d’individus (2).
Démocratiser les choix publics impose nécessairement une nouvelle organisation sociale, l’indépendance des médias et une limitation drastique de la publicité.

Le débat ne doit pas uniquement porter sur l’usage, mais aussi sur les moyens. En France, le lobby pro-nucléaire a été assez puissant pour imposer le nucléaire en privant les citoyens d’un débat. Maintenant, après quelques décennies, la majorité des organisations politiques et associatives qui ont accès aux médias, restent, en France dans l’imaginaire du mode de vie consumériste actuel : un éventuel débat risquerait d’être biaisé puisque les questions de l’usage et des modes de vies n’y trouveraient pas leur place.

Sortir du nucléaire : une urgence pour notre sécurité

Pour en finir avec le risque nucléaire, avec sa prolifération, et avec la porosité des parois entre les parois entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire ; la sortie du nucléaire s’impose.

Depuis 1979 on compte en France environ 700 « évènements significatifs pour la sûreté par an », une tendance fortement à la hausse depuis 2005. La pression économique liée à la libéralisation, et la financiarisation des marchés, rongent les marges de sûreté. La probabilité d’accident nucléaire augmente considérablement. De plus, on ne peut pas gérer l’après accident.

Mais on ne peut construire les 120000 éoliennes industrielles qui permettraient de remplacer le nucléaire en quelques années, ni couvrir la France de panneaux photovoltaïques. La seule possibilité est de faire fonctionner les centrales thermiques fossiles qui ne sont utilisées que pendant les périodes de pointe. Comme la plupart des autres pays dans le monde.

Qu’en serait-il alors de l’augmentation prévisible des gaz à effet de serre ?
La contribution des transports à la production des gaz à effet de serre est le double de celle de la production d’électricité : aussi une réduction de 10 % de l’un aura un effet de 1,3 % pour la contribution à l’électricité, contre 2,6 % pour les transports. Réduisons surtout les transports sur route.
Deuxième élément important : le nucléaire est marginal dans le monde en ce qui concerne la consommation d’énergie primaire (5 %) aussi le remplacer par du thermique fossile ne devrait pas générer beaucoup plus de gaz à effet de serre.

La question des déchets reste entière …

Une fois sorti du nucléaire il faudra sortir du fossile… et de la centralité de la valeur travail

La sortie du fossile est un enjeu de civilisation, car on en revient aux économies d’énergie qui sont couplées avec une réduction de la production des biens matériels. Se pose alors le problème des emplois salariés dont chacun est dépendant pour survivre. Peu importe la qualité de l’emploi, il faut un emploi !

Pour sortir du fossile, cassons les hyper-connexions entre l’accès aux ressources fondamentales et l’obligation d’avoir accès à des emplois (qui sont structurellement rares)

Un des outils économiques et sociaux susceptibles d’initier cette transition, est l’instauration d’une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) couplé à un revenu maximum autorisé (RMA) (3). Il a pour objectif de faire décroître les inégalités, de sortir du capitalisme et du productivisme, de se désaliéner du travail, d’imaginer un autre rapport à l’argent tout en mettant en exergue d’autres comportements, de relocaliser.

(1) http://www.decroissance2012.fr/?p=127
(2) http://www.decroissance2012.fr/?page_id=84
(3) http://www.partipourladecroissance.net/?p=4144http://www.partipourladecroissance.net/?p=6263

source : http://www.alternatifs.org/spip/rouge-et-vert-no328

fichier pdf : http://www.alternatifs.org/spip/IMG/pdf_rouge_vert328.pdf

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L’athlétisme plutôt que l’information

Réseau-Sortir-du-nucléaire

Quand Areva distrait 80 000 personnes et bâillonne une poignée de militants antinucléaires : qui a dit vive le sport ?

Ce vendredi 8 juillet, le  réseau « Sortir du Nucléaire » a invité à une mobilisation devant le Stade de France afin d’organiser une action de protestation et de sensibilisation lors du meeting d’athlétisme sponsorisée par Areva, grand champion de la pollution radioactive. Le groupe local du PPLD (Parti pour la Décroissance) a appelé à participer à cette initiative de « Sortir du Nucléaire ».

C’est donc une quarantaine de personnes qui se sont retrouvées, devant ce temple de la compétition sportive afin d’informer le citoyen sur le nucléaire. Mais, attendues par des forces de police,  elles se sont faites embarquer en quelques minutes par les CRS, puis promener dans les rues de la banlieue parisienne en fourgon blindé  avant d’atterrir dans divers commissariats de Seine St Denis et être enfin relâchées. Un militant fut blessé lors de l’embarquement. Une poignée d’autres purent passer entre les mailles du filet et distribuer les quelques tracts restants.

Encore une fois, les forces de l’ordre ont appliqué des directives strictes et toute volonté d’information sur le nucléaire a été tout simplement interdite. Surtout ne pas gêner la fête du sport, ne pas perturber les spectateurs qui pourraient avoir l’idée de réfléchir!

Pour les militants  du « réseau sortir du nucléaire » tout comme pour ceux du PPLD,  une telle intervention policière  face à une poignée de militant(e)s signe un raidissement du pouvoir actuel vis-à-vis de la contestation anti-nucléaire.

Loin de continuer à vouloir subir, nous devons également durcir notre positionnement et notre contestation afin, qu’enfin, un débat public ait lieu sur le nucléaire et la question énergétique. 2012 doit en être l’occasion !

La science peut mener à la découverte de l’énergie atomique mais elle ne peut pas nous préserver d’une catastrophe nucléaire (Vaclav Havel)

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Le nouveau Monde nucléaire

La catastrophe humaine, industrielle et écologique de Fukushima-Daichi a engendré une grande prise de conscience des risques pour l’environnement et pour nos sociétés d’un monde nucléarisé.

Pourtant, l’oligarchie dominante qui se réunit ces jours-ci à Deauville, et bientôt à Cannes, voudrait nous faire croire à l’impérieuse nécessité qu’il y a à privilégier l’énergie nucléaire.
A défaut des « nouvelles idées » promises par le G8, c’est bien un nouveau monde que nous préparent les dirigeants des pays les plus riches de la planète, un monde nucléaire. Comment faire accepter le développement de cette industrie dans l’après-Fukushima ? En créant le besoin, un besoin présenté sous les oripeaux du bien-être, du développement économique, de la modernité et, oui, de l’écologie.

Des années maintenant que l’on nous vend le tout électrique (donc le tout nucléaire) comme la solution pour l’avenir : propre, efficace, moderne ; et qu’on s’empresse de le rendre indispensable : ici un tramway, là des lignes à grande voire très grande vitesse, là-bas enfin des voitures électriques en libre service. (suite…)

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Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !

Signez la pétition en cliquant sur ce lien : tribunal Russell nucléaire civil

En 1966, le Tribunal Russell-Sartre jugea les crimes de guerre contre l’humanité notamment commis par les Etats-Unis au Viêt-Nam. On y condamna aussi le nucléaire militaire.
En 2012, un nouveau Tribunal d’opinion doit juger les crimes du nucléaire civil.
Les Tchernobyl et les Fukushima passent mais le nucléaire ne trépasse pas.
Le gouvernement japonais lui-même ne cesse de se plaindre de l’opacité que pratique la société gestionnaire donc responsable de la catastrophe humaine et écologique.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la vérité succède aux mensonges.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la politique succède à la peur.
La parole doit revenir d’abord aux citoyens et à leurs élus et non aux experts mercenaires.
Nous ne pouvons pas rester sans agir dans l’attente d’une nouvelle catastrophe
(Etats-Unis 1979, URSS 1986, Japon 2011) alors que nous sommes le principal pays nucléocrate.
Nous entendons faire entendre notre voix d’ici 2012 et bien sûr au-delà.
Nous, citoyens, élus, intellectuels appelons donc l’ensemble de la population à signer cet appel le plus massivement possible et à le faire connaître par tous les moyens.

La suite : http://www.tribunalrusselnucleaire.org/

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