Des candidatures « Les décroissant.e.s » aux législatives

Renouvelant l’expérience de 2012, la mouvance décroissante sera encore présente aux élections législatives de 2017. Regroupés sous une même étiquette nationale « les décroissant.e.s », 16 candidats ou candidates sont en effet présents dans des circonscriptions réparties sur tout le territoire. Ils disposent du matériel électoral nécessaire pour assurer la visibilité des idées de la décroissance : professions de foi, bulletins, affiches.

La partie commune des professions de foi : http://decroissance-elections.fr/verso-commun-aux-candidat-e-s-decroissant-e-s/

Nous n’avons qu’une Terre : http://decroissance-elections.fr/nous-navons-quune-terre/

Toutes les informations : http://decroissance-elections.fr/

Le constat est alarmant : l’exploitation des ressources naturelles a dépassé ce que la planète peut supporter (Il faudrait l’équivalent de 3 planètes pour permettre à tous les humains d’avoir le même niveau de vie qu’un français). Il est donc urgent de faire décroître la consommation globale.

La séquence des présidentielles, qui vient de se terminer, a vu tous les candidats rivaliser pour « relancer la croissance et l’emploi » . Sans surprise, la victoire est revenue au camp de la marche forcée vers le progrès « qui innove la nouveauté » et de la compétition qui provoque l’exclusion.

L’absence de candidat écologiste à la présidentielle a signé définitivement le ralliement sans tabou de l’écologie « officielle » au capitalisme mondialisé, qui nous mène droit dans le mur (la seule énergie « verte » est celle que l’on ne consomme pas).

Pour la Décroissance (la seule écologie politique actuelle), l’injonction de «rester positif » et de ne pas critiquer, alors que tout s’aggrave, est un mot d’ordre immoral (d’inspiration publicitaire) qui précède l’effondrement.

« – Pourquoi vouloir défendre un système économique dont on dira qu’il a détruit la planète ?» écrivait le pape en juin 2015 dans son encyclique sur l’environnement…

Oui, pourquoi ?

Nous, décroissant.e.s, ne pouvons et ne voulons rester spectateurs de cette société qui nous projette inexorablement dans le mur des limites physiques de la nature.

Aussi, nous proposons des chemins pour « vivre bien », en paix et durablement : réduction du cycle extraction / production / consommation / déchets, décroissance des inégalités par une meilleure redistribution, relocalisation des productions de base, encadrement éthique des nouvelles technologies, repolitisation de la société…

En résumé, nous proposons comme alternatives la sobriété et la coopération, avec, comme cadre, les limites naturelles de notre planète.

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