Archives de la catégorie : Le monde culturel

Les Editions Utopia reconnues par la bibliothèque du centre Pompidou de Beaubourg

La bibliothèque du centre Pompidou, à travers son festival « hors piste » sur l’art de la révolte, vient de mettre en avant l’excellent travail d’une petite maison d’édition :

les éditions Utopia

Ce sont elles qui avaient permis la sortie de l’ouvrage « Un projet de Décroissance, manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie ». La richesse et la variété de leur catalogue sont autant de graines permettant d’enrichir la réflexion et de travailler la transition.
Récemment, elles viennent de publier « Tirons la langue, plaidoyer contre le sexisme dans la langue française », de Davy Borde, un ancien compagnon du PPLD. Excellente nouvelle, car c’est à tous les niveaux que nous devons agir.

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L’art, outil de décolonisation de l’économicisme

escargot-epure

Art et Décroissance par Valérie de Saint-Do :

Les concepts de l’écologie et d’une autre vision de l’économie – biodiversité, économie collaborative, d’écosophie sont-ils solubles dans l’art ? Et à l’inverse que peut être l’incidence d’une transition – à laquelle je préfèrerais le mot révolution– de nos modes de vie sur la création artistique et son partage ?

J’ai souvent défendu l’idée d’une diversité artistique aussi indispensable pour la survie de l’humanité que celle des espèces. Et la revue Cassandre/Horschamp a usé et abusé de la métaphore des graines, pousses et herbes folles, pour défendre une idée chère à Gilles Clément : il n’existe pas de mauvaises herbes, en art non plus ! De mauvais esprits peuvent soutenir qu’il existe en revanche une production culturelle industrielle, gonflée aux hormones du marché et aux OGM du formatage médiatique.

« Décoloniser les imaginaires » : l’expression revient comme une ritournelle des analyses sur l’indispensable décroissance, sous le clavier des défenseurs d’une conception radicalement différente du travail, de la production, et du partage des richesses. L’art pourrait, devrait, être un outil fondamental de cette décolonisation… sous réserve que les artistes évaluent lucidement les ravages qu’ont fait dans leur propre cerveau l’idéologie économiste, et sortent de la logique du marteau et des clous pour reprendre la délicieuse formule de Mark Twain. (1) (suite…)

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« Il en faut peu pour être heureux » Etienne Helmer

L’épicurien, le vrai, postule que l’humain est profondément malheureux, parce qu’il se trompe sur la réalité du plaisir qu’il associe à la possession, au pouvoir ou à la gloire. De quoi remettre en cause la vision faussée que nous avons aujourd’hui d’Epicure.
De ce postulat, il découle en effet qu’Epicure voit dans l’autolimitation, un des moyens d’atteindre la tranquillité de l’âme, et dans l’absence de douleur, la persistance du plaisir. On pourrait croire qu’Epicure est donc l’exemple même de l’Objecteur de Croissance dansant sur le pied de la simplicité volontaire. Pourtant, en dénonçant l’ambivalence du progrès technique (qui libère l’homme en même temps qu’il l’amollit et qui représente une violence, en premier lieu pour la nature), ses disciples contraignent l’activité économique et son rythme à n’être mesuré que par le besoin nécessaire, et l’éthique. Une économie où la possession, et l’accumulation de biens n’a de sens que par le partage et le don qu’elles permettent, et où le travail ne s’envisage que par la production du nécessaire au bien commun.

Malheureusement l’ouvrage est trop court pour laisser la place à l’auteur de vulgariser son propos, qui est parfois jargonneux. Se basant sur les rares textes qu’il nous reste d’Epicure, et surtout sur ceux de ses disciples, Etienne Helmer dresse néanmoins le tableau d’un épicurisme qui, loin de l’austérité, n’est en fait que la compréhension des bienfaits de la limitation, en vue d’éviter les angoisses, les craintes et la violence suscitées par l’excès, pour y préférer le plaisir : “Se satisfaire de peu c’est se satisfaire toujours”. Le philosophe, enfin, ne manque pas de conclure qu’aujourd’hui, “le changement radical (…) appelé par la décroissance [suppose] l’appui et le renouveau de la politique plutôt que son effacement”.

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L’addiction la plus répandue dans le monde occidental. Mobilisons-nous.

Plus d’infos (et plus de liens à venir) :

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OGM pour en revenir au fond de la question !

TOUS COBAYES ? – LE FILM de Jean-Paul Jaud – Le 26 septembre dans les salles

De 2009 à 2011, et dans le secret le plus absolu, le Professeur Gilles-Eric Séralini a mené une expérience aux conséquences insoupçonnables, au sein du *CRIIGEN. Il s’agit de la plus complète et de la plus longue étude de consommation d’un *OGM agricole avec le pesticide Roundup faite sur des rats de laboratoire et les conclusions qui vont en être tirées sont édifiantes…

Après le terrible accident de Tchernobyl en avril 1986, l’invisible poison nucléaire a resurgit avec l’explosion de la centrale de Fukushima en mars 2011 faisant des dégâts matériels, humaines et écologiques innommables.

OGM, Nucléaire : L’Homme s’est approprié ces technologies sans faire de tests sanitaires ni environnementaux approfondis alors que la contamination irréversible du vivant est réelle. Serions-nous tous des cobayes?


Bandes annonces 1 minute 45 à partager : http://www.youtube.com/watch?v=AoI_LiWhWq0

Ci-dessous, un commentaire de Gilles Lemaires « OGM pour en revenir au fond de la question !« , avec son aimable autorisation

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Bande annonce « Les Moissons du Futur »

Sans pesticides, « comment on nourrit les gens ? » Existe-t-il une alternative globale à l’agriculture industrielle telle qu’elle nous empoisonne ? Pour répondre à cette question, M2R Films avait lancé une souscription au printemps 2011. Réalisé par Marie-Monique Robin, le film « Les Moissons du Futur » (96 mn) est le résultat de ce projet. Sur Arte le 16 octobre à 20h 50

 

Bande annonce « Les Moissons du Futur » from M2R Films on Vimeo.

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André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle

André Gorz dans « Là bas si j’y suis » de décembre 2012

On sait avec quel admirable courage les grands médias français soutiennent et s’efforcent de faire connaître ce grand intellectuel méconnu et si stigmatisé qu’est Bernard Henri Levy. Mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, il y a d’autres intellectuels en France. Ainsi André Gorz,mort en 2007, journaliste, écrivain, essayiste, ami de Sartre puis fondateur de l’écologie politique.

Pour justifier ses privilèges et les étendre, l’oligarchie a toujours su caresser le poil et la croupe de ses petits ou grands négociants du savoir que sont les « intellectuels ». Bien rares sont les détenteurs de savoir qui ont mis leur savoir non pas au service du pouvoir mais au service du contrepouvoir. André Gorz est une figure de cette radicalité contestataire où les luttes du présent viennent chercher grain à moudre et boussole.

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Quand la Décroissance décolonise le monde académique

Je rentre tout juste d’Istanbul après 40h de train à travers les Balkans, où je viens de passer une semaine riche en rencontres, réflexions, débats, surprises et, bien sûr en événements festifs et conviviaux.
En effet se tenait du 15 au 18 juin la 9ème conférence internationale d’économie écologique.
J’ai aussi participé aux trois jours d’ateliers participatifs de la pré-conférence réunissant une trentaine de jeunes chercheurs du monde entier.

Qu’est-ce que l’économie écologique ?

L’économie écologique est une branche de l’économie qui remet en cause le néoclassicisme, comme l’a très bien expliqué l’universitaire anglais Clive Spash lors du premier jour de la pré-conférence. On retrouve parmi les pionniers et les sources de cette discipline beaucoup de penseurs très souvent cités dans la Décroissance, comme, pour n’en reprendre que quelques uns, Nicholas Georgescu-Roegen, Karl Polanyi, Ernst Friedrich Schumacher… Ne manquent que l’approche culturelle et nos références comme Illich, Gorz, Castoriadis, Ellul, Charbonneau, Latouche, etc.
Il ne faut surtout pas la confondre avec l’économie de l’environnement, vivement critiquée pour ses errements néo-classiques et son déni de réalité. Clive Spash nous a ainsi fait la démonstration, après plusieurs années de difficile collaboration, de l’incompatibilité des deux démarches et du besoin de radicalité et de cohérence afin de permettre à l’économie écologique de s’émanciper.
Le deuxième jour de cette pré-conférence était consacré à une question chère aux objecteurs de croissance : le capitalisme est-il éco-compatible ? Les discussions étaient menées par Pat Devine de l’université de Manchester et la Décroissance (Degrowth) fut allègrement citée, avec souvent beaucoup de confusions. Difficile d’expliquer à nos amis économistes que Degrowth n’est pas la décroissance pour la décroissance, ce qui serait aussi stupide que la croissance pour la croissance.

La Décroissance en force
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