La Décroissance en vélo
@_ï | 28 juillet 2010
Le début du mois de juillet a vu de nombreux objecteurs de croissance enfourcher leurs bicyclettes pour promouvoir un autre mode de transport, un autre mode de vie et, finalement, lancer une réflexion plus globale sur notre société croissanciste.
.
- Le 4 juillet 2010, Paris a accueilli sa « première masse critique universelle« . Plus de 2 000 cyclistes ont joyeusement manifesté en pédalant durant 4 heures en entonnant notamment : « l’auto rend gros, le vélo rend beau » ou encore « Bike against the machine« . L’objectif est d’imposer le rythme du vélo à l’espace urbain et de provoquer la curiosité des spectateurs amusés pour ainsi, contribuer de façon conviviale au débat sur notre mode de vie.
- Lors du même week-end, l’altertour débutait et faisait étape à l’Ile-Saint-Denis, non sans que des altercyclistes aient participé à la vélorution. L’autre tour de France est une porte ouverte à la décolonisation des imaginaires en proposant une autre pratique sportive, un autre rythme, une autre vie, puisqu’il s’agit de relier les alternatives concrètes à vélo.
- Enfin, le journal La Décroissance a organisé durant les premiers jours du mois de juillet un grand périple en bicyclette entre Lyon et Paris afin de remettre les 10 000 signatures du pacte « contre-Hulot » à Nicolas Hulot. Le but : dénoncer l’éco-tartuffe, symbole du développement durable et de la croissance verte.

Le pragmatisme a encore parlé ! Afin de faire face à la crise tout en améliorant l’offre de transport, le Conseil Régional d’Ile-de-France – via le syndicat des transports d’Île-de-France – a décidé d’augmenter les tarifs des transports en commun.


Bonne nouvelle, la Formule 1 ne s’est finalement pas imposée à Flins, grâce à une année de lutte citoyenne, et c’est à l’agriculture biologique que sera dédié le terrain reconquis. En effet, le Conseil Régional d’Ile-de-France a décidé d’acquérir les terres de la ferme de la Haye par l’entremise de l’Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France (AEV) afin d’installer des « maraîchers bio » sur près de 130 hectares.
Qu’ils soient salariés ou chefs d’entreprises, syndicalistes ou hommes politiques : ils veulent tous la même chose… De la croissance économique ! Il y a pourtant quelques Français qui exigent le contraire ! Ils se font appeler les « objecteurs de croissance », et ils sont persuadés qu’en créant une « société de décroissance », on pourrait résoudre pas mal de problèmes ! On serait moins stressés et plus solidaires, on travaillerait moins, mais personne ne serait au chômage ! Qui sont ces militants de la « décroissance » et que veulent-ils au juste ?





