Archives de la catégorie : Actualités

Le pape jette un froid avant les négociations de la COP21 sur le climat

A quelques semaines de la conférence de Paris sur le changement climatique, le pape François a présenté sa deuxième encyclique Laudato Sii.

Attendue, cette encyclique dresse un constat sans concession de ce qu’il appelle la situation de l’humanité : pollution, chute de la bio-diversité, réchauffement climatique, culture du déchet, épuisement des ressources naturelles ; mais aussi détérioration de la qualité de la vie humaine, dégradation sociale, croissance des inégalités ; et encore faiblesse des réactions. Surtout, il critique le paradigme « techno-économique » et le capitalisme avec cette course effrénée au toujours plus. Le capitalisme est clairement mis sur le banc des accusés. Son modèle de société également. Quelques citations sont sans équivoques : « Étant donné que le marché tend à créer un mécanisme consumériste compulsif pour placer ses produits, les personnes finissent par être submergées, dans une spirale d’achats et de dépenses inutiles. Le consumérisme obsessif est le reflet subjectif du paradigme techno-économique » ; « « L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre le réchauffement » ou encore « La situation actuelle du monde « engendre un sentiment de précarité et d’insécurité qui, à son tour, nourrit des formes d’égoïsme collectif ».

Le pape François n’hésite pas à lâcher le mot de Décroissance : « C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. Benoît XVI affirmait qu’« il est nécessaire que les sociétés technologiquement avancées soient disposées à favoriser des comportements plus sobres, réduisant leurs propres besoins d’énergie et améliorant les conditions de son utilisation ». (suite…)

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Communiqués de presse | Commentaires fermés sur Le pape jette un froid avant les négociations de la COP21 sur le climat

Vidéo : La Décroissance à l’Alter JT

l'AlterJTL’AJT+ reçoit Vincent Liegey, porte parole du Parti pour la Décroissance et co-auteur de « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie ». Qu’est ce que la décroissance ? D’où vient- elle ? Comment organiser l’autonomie des citoyens ? Découvrons cette société post- moderne avec l’un de ses défenseurs les plus pédagogues.

Le livre présenté « Un projet de décroissance, Dotation Inconditionnelle d’Autonomie » est disponible à la boutique militante des désobéissants : http://www.la-boutique-militante.com/vivre-ensemble/360-un-projet-de-decroissance.html

Publié dans Actualités, Revue de médias | Commentaires fermés sur Vidéo : La Décroissance à l’Alter JT

Une loi pour la Croissance ? Parce qu’elle le vaut bien

http://decroissance.lehavre.free.fr/gatomou.jpg

Pourquoi la loi Macron ?

C’est une loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, l’intitulé de la loi Macron est clair quant aux objectifs affichés. Le recours à l’article 49-3 de la Constitution montre l’importance de ce texte pour le gouvernement : emblématique et surtout nécessaire pour enfin sortir notre pays de leur crise. Que dit la loi Macron et que propose-t-elle ? Est-elle à ce point nécessaire qu’il ait fallu se passer de l’avis de nos élus ?

Dessin de Jérôme Sirou (2008)

La loi Macron s’articule autour de trois grands principes : libérer, investir et travailler. Le gouvernement estimant que les moteurs de la croissance sont insuffisants, entend rénover le pays pour lui-même, le moderniser et en améliorer la croissance potentielle. Cette loi vise à agir sur tous les leviers pour favoriser la relance de la croissance, de l’investissement et de l’emploi.

La Croissance et le travail restent les seules issues pour que notre avenir soit radieux. Sans eux, point de salut. La loi Macron ne fait que confirmer l’inscription de la croissance dans le marbre républicain. Lutter contre cette croissance serait donc aller à l’encontre de l’intérêt général ou comment nous diaboliser, nous qui prônons non pas la décroissance de tout pour tous mais encore moins la croissance pour quelques-uns et l’austérité pour la majorité.

Manuel Vals, le premier ministre, était sans équivoque quand il s’exprimait le 10 décembre 2014 au sujet de la loi Macron : « Le sens, c’est tout faire pour la compétitivité et l’emploi, pour lever les blocages. Tout le monde doit accepter de changer ce qui ne fonctionne pas bien et ce qui pénalise l’activité, et donc l’emploi. Je sais que cette loi bouscule mais elle ne sert qu’un intérêt : l’intérêt général ».

La loi Macron est donc une énième tentative pour relancer la mégamachine capitaliste, un énième fumigène pour cacher la déliquescence d’un système qui cherche des solutions à des crises qu’il alimente. Clairement, cette loi a été faite pour sauver le système, pas pour en sortir. Clairement, elle a été faite pour renforcer l’oligarchie et la finance, pas pour viser à un mieux vivre ensemble, des meilleurs vivres ensembles.

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Communiqués de presse | 2 commentaires

Et si tous les Charlies se réappropriaient la politique ?

pas de coté« Le capitalisme canalise les frustrations des hommes, les empile, comme il accumule le capital, et fait gonfler des bulles qui finissent par crever comme des bombes. » Bernard Maris

Il y a presque 20 ans sortait sur les écrans La Haine. Ce film raconte l’histoire de notre pays, la France, en chute libre : « au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »
Nous ne voulions pas voir la chute. Nous venons de nous prendre en pleine figure cet atterrissage d’une terrible violence. Cette tragédie n’est que la partie émergée, spectaculaire, d’un mal bien plus profond.

Notre société crée des monstres. Ces monstres sont nés en France et ont grandi en France. Comment se fait-il que notre société échoue à faire grandir des enfants dans un environnement serein et apaisé ? Comment se fait-il que des franges entières de la population se réfugient dans des communautés étanches, voire hostiles, les unes des autres, qu’elles soient religieuses ou pas (la religion n’explique pas tout) ? (suite…)

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Communiqués de presse | Commentaires fermés sur Et si tous les Charlies se réappropriaient la politique ?

« La décroissance s’inscrit dans une tradition politique de gauche »

Interview réalisé par Le Comptoir avec l’objecteur de croissance et militant politique, Vincent Liegey, membre et porte-parole du Parti pour la décroissance (PPLD) depuis 2008. Il est co-auteur d’un livre intitulé « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie » (Utopia) paru en 2013. Nous avons souhaité le rencontrer afin de discuter avec lui de « décroissance », concept qui selon son parti « remet avant tout en question notre société de consommation sans hypothéquer nos acquis démocratiques, sociaux et culturels ».

Le Comptoir : Quel projet la décroissance propose-t-elle pour la société ?

Vincent Liégey : La décroissance, avant d’être un projet, est un outil sémantique qui a pour objectif d’ouvrir des débats de société sur le fait qu’une croissance infinie dans un monde fini est d’une part impossible, pour des raisons physiques, énergétiques et écologiques évidentes, et d’autre part non souhaitable. En effet, nous vivons dans une société dominée par la religion de la croissance et nous devons poser la question du sens : qu’est-ce qu’on produit, comment et pour quel usage ? La croissance pour la croissance nous rend-elle vraiment heureux ?

À partir de ce rejet, on peut ouvrir des portes et commencer à discuter de ce qui serait souhaitable de construire ensemble. Ainsi, la décroissance est une matrice de réflexions, d’expérimentations et de propositions susceptibles d’amorcer des transitions démocratiques et sereines vers de nouveaux modèles de sociétés à inventer, créer, expérimenter et construire qui seraient à la fois soutenables mais surtout désirables, conviviaux et autonomes. (suite…)

Publié dans Actualités, Revue de médias | 1 commentaire

Grenoble : 1 | Publicité : 0

Profitant de la fin de son contrat avec JC Decaux, la ville de Grenoble a décidé de ne pas le renouveler et de bannir la publicité de ses rues. L’objectif de la nouvelle équipe municipale est de libérer de l’espace public, de développer parallèlement des lieux d’expression citoyenne et d’en finir avec un modèle jugé « obsolète » et « trop aggressif ». La mairie EELV de Grenoble, veut des panneaux « libres, culturels et citoyens »

Au total, c’est 326 panneaux publicitaires qui vont disparaître de l’espace public soit plus de 2 000 m² de publicité. Certes, toute la publicité ne va pas disparaître puisque le contrat liant la ville à JC Decaux court jusqu’en 2019 pour les abris-bus mais Grenoble prend le chemin pour devenir la première grande ville européenne sans publicité. Le manque à gagner de la manne publicitaire sera compensé par la réduction de la rémunération des élus et des frais protocolaires.

(suite…)

Publié dans Actualités, Communiqués de presse, Soutiens du PPLD | Commentaires fermés sur Grenoble : 1 | Publicité : 0

Un mur peut en cacher un autre

Il y a 25 ans, le mur de Berlin tombait. Le rideau de fer était démantelé et les pays du bloc soviétique, après avoir connu une économie de pénurie pendant presque un demi-siècle, allait découvrir l’économie de marché.

Il est étonnant de constater qu’aujourd’hui nos sociétés de Croissance semblent être dans la même impasse que celle des sociétés soviétiques. L’homo  économicus est dans la même situation que l’homo sovieticus : vivre dans une société vouée à l’échec tout en étant incapable de croire qu’il est possible de changer.

Certes, 25 ans après, il est toujours facile de dire que la chute du bloc soviétique était prévisible et inéluctable, mais à cette époque la majorité des citoyens n’y croyait pas. « Le mur ne tombera jamais », la vie était ainsi. Personne ne pensait à vivre en dehors du communisme, sauf à quitter le bloc de l’est. Les sociétés de Croissance actuelles sont un peu comme la société soviétique des années 70 alors en pleine stagnation brejnevienne : ce n’est pas que cela va mal, ce n’est pas que cela va bien, c’est juste que c’est comme ça ; il y-a des perdants et des gagnants. Les populations s’en accommodent dans leur majorité. La société est en crise et en échec, mais surtout on ne peut rien y faire, sauf la subir. Faire autrement ne semble pas possible. Il est inimaginable de vivre dans une société où la croissance et l’économie ne sont pas les buts ultimes qui nous guident. La voie est sans issue. La voix de la sortie n’est pas entendue non plus.

Le « mur » est tombé un soir de novembre 1989. Aujourd’hui, nous devons faire tomber le mur de la Croissance qui se dresse devant nous, qui bouche nos horizons et nos espoirs. Les murs de la honte sont faits pour être tombés. Si la majorité ne l’imagine pas encore, beaucoup ont conscience des limites de nos sociétés et ont d’ores et déjà débuté la transition dans leur têtes mais aussi dans les faits. Ce mur ne tombera pas en une nuit mais il est déjà fragilisé. Continuons de le fissurer pour que leur récession subie se transforme en Décroissance choisie.

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Communiqués de presse | Commentaires fermés sur Un mur peut en cacher un autre

Quand la lutte des oligarques contre des citoyens écologistes se transforme en crime d’état !

Ce week-end, l’opposition à un Grand Projet Inutile et Imposé (GPII) a débouché sur la mort d’un manifestant pacifiste. Rémi Fraisse a eu le seul tort d’être présent pour défendre la diversité de la nature dans toute sa complexité et sa richesse pour l’avenir, notamment contre le barrage de Sivens, un nouvel impératif de croissance imposé au territoire.
Pour rappel, nous co-signions un appel à la Ministre de l’environnement le 11 septembre dernier, malheureusement prémonitoire :
« Nous soutenons sans réserve la détermination et la résistance non-violente des citoyens, des paysans, des occupants de la zone forestière menacée, des grévistes de la faim. Ils affrontent une violence insupportable et dangereuse des forces de l’ordre et des machines convoyées pour détruire. »
La lutte des oligarques contre des citoyens écologistes s’est transformée en crime d’état !

Lire aussi sur d’autres sources : (suite…)

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Soutiens du PPLD | Commentaires fermés sur Quand la lutte des oligarques contre des citoyens écologistes se transforme en crime d’état !

TAFTA, le capital, le consumérisme, eux et nous et toi et moi

Mardi 21 Octobre, à l’invitation d’une quinzaine d’organisations, dont ATTAC, Suzan George est venu nous alerter sur les dangers du traité TAFTA, mais aussi de TISA et CETA.
Un exposé très technique et pédagogique sur le fonctionnement de ces traités et sur leurs probables conséquences. Pour résumer, c’est « toujours plus » : plus de capitalisme ; de dénie de démocratie ; de diktat des multinationales ; de profits ; d’inégalités ; de gaspillages ; de pillages des ressources ; etc, etc …
Un meeting qui a eu le mérite de mobiliser les troupes pour lutter contre TAFTA et ses rejetons.
Félicitations à ATTAC pour la réussite de cette première mobilisation !

suzanne&jackySuzanne et d’jacky à la tribune

 

Toutefois, l’objecteur de croissance reste toujours sur sa faim. Comme si on avait pris le problème par un seul bout, alors qu’il y en a beaucoup d’autres.
Oui, c’est nécessaire de lutter contre tous ces traités, mais en parallèle nous devrions peut-être nous opposer aussi au Monde que nous vendent ces multinationales ; c’est-à-dire au mode de vie occidentale exacerbé actuel. S’il y a un grand marché, c’est aussi parce qu’il y a une certaine demande de chacun d’entre nous, et que pour sortir du l’ultra-libéralisme, il faudrait peut-être sortir du consumérisme, de notre dépendance au pétrole et autres ressources ?
Alors, en général, si je m’arrête là, on me rétorque aussi sec « Ne crois-tu pas que les pauvres, eux, ils aimeraient bien pourvoir consommer, rien qu’un peu ? Déjà manger et se loger ? Alors, ton histoire de niveau de vie … ».

Tiens ! Les pauvres ? Parlons-en des pauvres. (suite…)

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Soutiens du PPLD | 1 commentaire

La transition immobile

voiture-electriqueL’Assemblée  Nationale vient de voter le projet de loi sur la transition  énergétique, des débats houleux mais surtout stériles, des mesures  phares, enfin surtout, beaucoup de poudres aux yeux. D’emblée, nous  pouvons affirmer que la « transition énergétique » du gouvernement est  très loin d’être la transition démocratique et sereine, nécessaire et  souhaitable, que nous prônons ! L’intitulé du projet de loi, sans  ambiguïté, en atteste :« relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ».
Les  objectifs, essentiellement comptables et techniques clairement énoncés  dans le titre 1 (réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre en  2030, réduire de moitié la consommation d’énergie à l’horizon 2050,  porter la production d’énergie renouvelable à 32 % de notre consommation  énergétique finale, baisser la part du nucléaire dans la production  d’électricité à 50 % à l’horizon 2025) semblent ambitieux mais ils engagent surtout les gouvernements  suivants !

Au niveau des transports, la transition est effrayante  puisqu’elle consacre la voiture électrique comme mode de déplacement  d’avenir… Comme si la voiture électrique était plus propre ?
La  lutte aux « gaspi » serait également lancée. Et là, pas de demi-mesure  avec l’interdiction des sacs plastiques à usage unique en 2016 mais  aussi de la vaisselle jetable en plastique à partir de 2020. La future  loi entend agir contre l’obsolescence programmée et fait la part belle à  l’économie circulaire : recycler 60 % des déchets en 2025, développer  des cycles courts de réemploi et de recyclage. Tout cela est louable  mais est-ce crédible sans remise en cause, même partielle de nos modes  de vie ? N’est-ce pas d’abord chercher à développer le secteur  industriel du « déchet », et par effet rebond, favoriser la production de  déchets au lieu de les limiter ?
Au niveau de la production  d’énergie, le renouvelable est évidemment mis en avant mais le projet de  loi, comme un symbole, se termine par la sûreté nucléaire avec,  notamment, la mise en place de commissions, et d’une autorité  indépendante visant à favoriser la transparence de l’information : il  n’y a pas à dire, c’est la révolution ou alors …

Soyons  clairs, nous ne croyons pas que cette loi sera un tournant en faveur de  la nécessaire transition, quelques mesures réfléchies ne seront pas  suffisantes. L’ensemble de ce projet de loi n’est que de la poudre aux  yeux pour rassurer la population, qui est en train de prendre conscience  des limites environnementales, tout en lui promettant de ne surtout  rien  changer … Les questions énergétiques sont loin d’être uniquement  techniques. Réduire nos consommations d’énergies et nos dépendances aux  fossiles ne peut se faire qu’à la condition de questionner notre modèle  de société. L’énergie verte n’existe pas plus que la croissance verte ou  durable. L’écologie au service de l’économie, c’est à la fois absurde  et impossible : le découplage énergie / PIB est un mythe. Il va falloir inventer de nouvelles solidarités dans un monde sans croissance du PIB.

Ne  pas sacrifier notre mode de vie et notre modèle de société, tel est  l’objectif en filigrane de ce projet de loi. La transition énergétique  est d’abord une question de justice sociale. Ce modèle de société basé  sur la compétition, le toujours plus de  consommation stupide nécessitant toujours plus d’emplois néfastes,  toujours plus d’inégalités et de mal -être n’est ni soutenable, ni  souhaitable. Nous sommes bien loin de l’urgence sociale et écologique  qui impose une véritable transition écologique. Plus que jamais, nous  insistons pour que les vraies questions soient posées entre la Décroissance  choisie ou la récession subie ; entre une transition démocratique,  sereine, solidaire et soutenable ou l’effondrement au service d’une  oligarchie financière !

Leur pseudo-transition au service de  l’oligarchie n’est pas la notre. Heureusement, partout dans le monde,  sans attendre les décisions des « politiciens », des citoyens utilisent  leur pouvoir d’action pour explorer et expérimenter des pistes de transitions sociétales allant vers de nouveaux modèles de sociétés soutenables, souhaitables, autonomes et conviviaux.

http://www.institutmomentum.org/quatre-regards-leconomie-lanthropocene/
http://www.institutmomentum.org/transition-energetique-lavenir/
http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2014/10/14/Transition-energetique—un-pas-en-avant–trois-pas-en-arriere–Communique-pour-le-PG-

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Communiqués de presse, nucléaire | 1 commentaire

Valls 2 : le pas de coté … droit dans le mur

droit-dans-le-mur

Manuel Valls a été confirmé dans ses fonctions par le président Hollande suite à la sortie explosive du tenant du « patriotisme industriel » Arnaud Montebourg. L’impuissance et l’irresponsabilité de nos dirigeants sont encore une fois confirmées par cet épisode ubuesque.

Les préoccupations de nos dirigeants et des médias semblent bien éloignées de l’urgence sociale et écologique. Notre interprétation de la crise n’est pas la même. Ils pensent que la croissance reste la solution, nous pensons qu’elle est le problème :

(suite…)

Publié dans Actualités | Commentaires fermés sur Valls 2 : le pas de coté … droit dans le mur

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie décryptée par l’Institut Momentum

jobless-occupationLe revenu d’existence, Pour des sociétés libres et égalitaires – Hugo CARTON – Octobre 2013 par Institut Momentum

Mal­gré l’opulence matérielle iné­galée des sociétés occi­den­tales con­tem­po­raines, nom­breux sont ceux qui n’ont pas accès aux biens de pre­mière néces­sité que sont une ali­men­ta­tion saine, un loge­ment décent, de l’énergie, de l’eau potable, une éduca­tion éman­ci­patrice et autonomisante. La société de crois­sance creuse les iné­gal­ités tout en éludant la ques­tion de la juste répar­ti­tion de la dot plané­taire.

Pour endiguer les déséquili­bres, deux out­ils pour­raient enclencher une décrois­sance choisie : la Dota­tion incon­di­tion­nelle d’autonomie (DIA) et le Revenu incon­di­tion­nel (RI). Le pre­mier priv­ilégie le droit de prélève­ment sur les ressources naturelles plutôt que les aides en mon­naie nationale. Le sec­ond, le revenu incon­di­tion­nel, pro­pose d’instaurer une allo­ca­tion moné­taire dis­tribuée sans distinction. 

Lire l’intégralité de l’article en PDF .

Publié dans Actualités, Documents - les essentielles, Documents - notes | Commentaires fermés sur La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie décryptée par l’Institut Momentum

Nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance

http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2008/12/logo-ppld.gif

Voilà qui est fait. Enfin, nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance… en nous émancipant de la coquille partidaire dans laquelle nous étions tombé-e-s.

Un peu d’histoire.
Le Parti Pour La Décroissance (PPLD) a été créé en 2005 à l’occasion des Etats Généraux de la Décroissance. Sans revenir sur le contexte et les débats générés par sa création, rappelons juste les critiques dures émises par Serge Latouche à ce sujet : « un manque de maturité politique » ; « on ne pouvait pas trouver mieux pour déconsidérer la décroissance et casser le mouvement à sa naissance que le lancement d’un ridicule parti de la décroissance ». Très vite ce parti s’écroule…

En janvier 2008, par naïveté, il est rejoint par plusieurs d’entre nous. Aussitôt, nous nous lançons simultanément dans une réflexion sur les manières de colporter la Décroissance en cohérence avec ses idées, et sur les raisons de l’échec du premier PPLD. Ces deux questions se rejoignent. Nous rencontrons plusieurs acteurs du mouvement de la Décroissance puis commençons à développer la stratégie politique que l’on retrouve dans la plateforme de convergence de l’AdOC, nouveau mouvement politique créé entre temps avec nos amis du MOC.

Suite à une crise de croissance, l’AdOC en tant qu’entité politique visible qui n’aboutit pas. Nous nous recroquevillons dans nos coquilles, donc, par défaut, dans un parti : le PPLD.

Un Parti ? « Mais c’est pyramidal, partisan, une machine de guerre à élections, de quête de pouvoir pour le pouvoir, etc. »
Si nous sommes dans un parti, c’est surtout par un concours de circonstances. C’est d’autant plus surprenant que nous remettons clairement en question les institutions de notre modèle de société laissant croire que la politique se limite à un de ses outils le jeu des élections et son système de partis, et aux rapports au pouvoir. Et nous participons aussi… à des élections… mais quand même de manière non-électoraliste…

En fait, nous expérimentons une stratégie qui consiste à changer la société à la fois à l’intérieur des institutions mais aussi à l’extérieur.

Comment s’y retrouver ? Un Parti qui n’a de parti que le nom et qui participe à des élections de manière non-électoraliste ?
Depuis 2008-2009, nous n’avons pas souhaité nous organiser dans le but de prendre le pouvoir, avec l’architecture hiérarchique, l’organisation financière et administrative que cela implique. Nous avons souhaité nous protéger des dérives courantes, telles que les luttes de pouvoir et les stratégies d’alliances qui ont pour but de favoriser des intérêts privés. Nous avons surtout fait ce choix parce que c’est le seul fonctionnement qui nous convienne naturellement …
Nous sommes un collectif, qui tend vers l’autogestion, et ouvert.

Alors, enfin ! Ce dimanche 21 juin 2014, nous avons fait un grand pas vers plus de cohérence en assumant ce que disait Cornelius Castoriadis : « Non pas s’inscrire à un parti pour en suivre docilement les ordres (…). Mais agir en tant que citoyen. »

Sortir de la politique du combat pour tendre vers la politique du construire ensemble
Il ne suffit pas de s’appeler mouvement pour ne pas fonctionner de manière centralisée et partidaire. Il ne suffit pas de s’appeler union pour ne pas participer à des élections uniquement de manière électoraliste. Il ne suffit pas de s’appeler association pour dépasser les combats d’égos et les jeux de pouvoir. Ainsi, nous construisons la transition ; de cette société de croissance, d’égos, de pouvoir, du spectacle, dans laquelle nous avons grandi et qui nous a conditionnés, vers des sociétés autonomes et conviviales, de partage et de responsabilité. Autant il est facile d’intellectualiser ces critiques, autant il est difficile d’en tenir compte au quotidien et de manière collective.

Nous expérimentons de nouvelles manières de faire la politique, non plus pour prendre le pouvoir, que ce soit individuellement dans son groupe, ou collectivement dans la société, mais pour construire ensemble des alternatives, ouvrir des chemins vers de nouveaux modèles de sociétés soutenables et souhaitables.

Nous décolonisons notre imaginaire partidaire… nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance
Appuyons-nous, avec humilité, auto-critique, humour, respect et recul sur tous les outils en notre possession. Soyons sérieux sans nous prendre au sérieux. Apprenons le « lâcher prise ».
« Il y a autant de chemins vers la Décroissance que d’Objectrices et d’Objecteurs de Croissance »… et l’enjeu est de permettre à toutes et tous de choisir et de trouver celui où il aura sa place.
C’est pourquoi nous parlons des quatre niveaux politiques de la Décroissance (1), mais aussi des différentes façons de les faire interagir, tant ils sont complémentaires les uns avec les autres. Nous devons expérimenter, construire, déconstruire, explorer de nouvelles manières de vivre ensemble. Il s’agit de penser et de vivre un réseau horizontal de collectifs, d’associations, de mouvements et peut-être de partis divers et variés, ainsi que de groupes locaux et/ou thématiques, s’appuyant sur un ou plusieurs de ces quatre niveaux. Un réseau s’inscrivant dans la relocalisation ouverte. Ces liens, ces passerelles entre chacun et chacune doivent être solidaires, mais aussi critiques les unes et les uns avec les autres.
Dans cette logique de construire la transition, dans cette recherche d’une masse critique, nous devons nous approprier tous les outils de transformation à notre disposition, sans illusion, avec prudence et surtout en gardant toujours à l’esprit l’objectif initial de notre démarche : une société juste, conviviale, démocratique, soutenable et surtout souhaitable !

.
Pour une Décroissance sereine, soutenable et surtout conviviale !
Nous étions dans un parti et avons su le transformer en collectif à travers nos réflexions, échanges et notre mode de fonctionnement artisanal, collectif, horizontal, cogéré et surtout convivial.

Avec humilité, humour et auto-critique, nous essayons de colporter avec cohérence les idées de la Décroissance, ses projets, ses programmes, ses chemins, ses méthodes … dans le respect de nos diversités.

La transition est en marche et nous sommes donc bel et bien Parti-e-s Pour La Décroissance.

Le collectif Parti-e-s Pour La Décroissance

(1) le collectif à travers les alternatives concrètes, le projet avec un projet de transition et aussi une réflexion sur ce que peuvent être des sociétés de Décroissance, la visibilité comprenant l’organisation de rencontres-débats, de manifestations, le passage dans les médias, la participation à des élections de manière non-électoraliste, et le niveau individuel à travers la simplicité volontaire et la décolonisation de l’imaginaire

Publié dans Actualités, Communiqués de presse | Commentaires fermés sur Nous sommes Parti-e-s Pour La Décroissance

L’art, outil de décolonisation de l’économicisme

escargot-epure

Art et Décroissance par Valérie de Saint-Do :

Les concepts de l’écologie et d’une autre vision de l’économie – biodiversité, économie collaborative, d’écosophie sont-ils solubles dans l’art ? Et à l’inverse que peut être l’incidence d’une transition – à laquelle je préfèrerais le mot révolution– de nos modes de vie sur la création artistique et son partage ?

J’ai souvent défendu l’idée d’une diversité artistique aussi indispensable pour la survie de l’humanité que celle des espèces. Et la revue Cassandre/Horschamp a usé et abusé de la métaphore des graines, pousses et herbes folles, pour défendre une idée chère à Gilles Clément : il n’existe pas de mauvaises herbes, en art non plus ! De mauvais esprits peuvent soutenir qu’il existe en revanche une production culturelle industrielle, gonflée aux hormones du marché et aux OGM du formatage médiatique.

« Décoloniser les imaginaires » : l’expression revient comme une ritournelle des analyses sur l’indispensable décroissance, sous le clavier des défenseurs d’une conception radicalement différente du travail, de la production, et du partage des richesses. L’art pourrait, devrait, être un outil fondamental de cette décolonisation… sous réserve que les artistes évaluent lucidement les ravages qu’ont fait dans leur propre cerveau l’idéologie économiste, et sortent de la logique du marteau et des clous pour reprendre la délicieuse formule de Mark Twain. (1) (suite…)

Publié dans Actualités, Billets du PPLD, Le monde culturel | 1 commentaire

Décroissance et démographie ?

« Le problème n’est pas le nombre de personnes sur terre mais le nombre d’automobilistes »

Trop souvent, les objectrices et objecteurs de croissance balaient rapidement le débat sur la démographie d’un revers de main avec ce genre de boutade. Sommes-nous trop nombreux sur terre ? Sommes-nous pour la décroissance de la population mondiale ? Et si oui, comment et jusqu’à ou ? Si nous ne considérons pas ces questions comme centrales, elles nous sont trop souvent posées. Une simple boutade n’est pas suffisante et cela prouve que ces questions méritent d’être débattues.

1) La Décroissance est un nouveau projet politique multidimensionnel et radical, c’est ce qui fait sa cohérence :
La Décroissance s’appuie sur deux approches :
– Les limites physiques de la croissance avec la nécessité de construire une transition. Les réflexions sur la question démographique font partie de cette approche.
– Les limites culturelles de la croissance avec la désirabilité de nouveaux projets de sociétés. C’est le buen vivir.

Nous faisons face à une convergence de crises. Donc trouver des solutions à cette crise anthropologique ne consiste pas uniquement à soigner les symptômes, dont l’explosion démographique fait partie, de l’impasse dans laquelle nous amène toujours plus vite la société de croissance, mais au contraire d’essayer de comprendre l’essence même de ce processus afin de l’enrayer à la racine. C’est pourquoi nous pensons que nous devons réfléchir à la mise en place d’une transition démocratique et sereine vers de nouveaux projets de sociétés soutenables et souhaitables. Nous devons partir de la société dans laquelle nous sommes et telle qu’elle est psychologiquement, culturellement, socialement mais aussi institutionnellement, politiquement, économiquement et démographiquement. Cette transition ne sera démocratique et sereine que si on trouve des leviers politiques, économiques et sociaux suscitant une forte adhésion et participation à celle-ci.

Limiter le débat à la décroissance démographique, ou même à la décroissance de l’empreinte écologique des plus riches, est contre-productif et risqué : (suite…)

Publié dans Actualités, Documents - les essentielles | 6 commentaires