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Les idées de la décroissance infusent la société en silence

Les idées de la décroissance cheminent, explique l’auteur de cette tribune, qu’il s’agisse de la mise en question des façons de consommer, de celles de voyager, ou de la manière de vivre son temps libre. Néanmoins, la « masse critique » ne sera pas atteinte sans intervention sur le terrain politique.

Au printemps dernier le journal Politis publiait un dossier sur la décroissance intitulé « Une révolution silencieuse ? ». En effet, la décroissance semble moins visible dans les débats politiques qu’il y a quelques années. Pourtant elle semble gagner du terrain dans les têtes et dans les débats. Assisterait-on à une transformation silencieuse de la société ? Est-ce suffisant ?

Plusieurs indicateurs semblent montrer que les idées de la décroissance et autres réflexions connexes avancent. On assiste ces dernières années à une certaine prise de conscience des enjeux environnementaux et énergétiques. Les inégalités ne cessent d’augmenter, renforcées par des politiques d’austérité toujours plus violentes. Les classes dirigeantes sont toujours plus discréditées, ce qui ouvre malheureusement aussi des espaces aux mouvements réactionnaires et démagogiques. En parallèle, de plus en plus de citoyens questionnent leurs consommations : réutilisation, partage, réparation, refus du jetable ou encore de nouvelles manières de voyager (local et en vélo) ou de vivre son temps libre. De même, on ne compte plus les articles et études surle mal-être au travail : travailleurs pauvres, burn-out, bore-out ou encore brown-out et autres« bullshit jobs »… Ainsi, par exemple, presque la moitié des Français estiment passer « passer à côté de leur vie ».

L’émergence d’alternatives concrètes locales partout à travers le monde

Enfin, et plus intéressant, plusieurs études montrent que ces prises de conscience et ce mal-être face à l’absurdité de notre système dominé par le toujours plus et le profit, ouvrent de nouvelles voies. Ainsi 34 % des 15-30 ans mettent en avant « un changement de notre mode de vie et la décroissance » pour répondre aux enjeux climatiques. Une autre étude effectuée en France, Allemagne Italie et Espagne, place la décroissance en tête des scénarios les plus souhaitables.
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Le Revenu d’Existence, nouveau candidat à l’élection présidentielle ?

logo-ppldLe revenu d’existence fait irruption dans le débat public. Nombreux sont les responsables politiques à le reprendre, mais en y accolant des objectifs bien différents. On ne peut penser cet outil indépendamment du projet de société dans lequel il s’inscrit, rappellent les co-auteurs du Manifeste pour une Dotation inconditionnelle d’autonomie. Car derrière le revenu d’existence, c’est la répartition des richesses et du travail, la réappropriation des productions et des services publics, qui doivent être débattues. Tribune.

Le revenu d’existence continue sa progression dans le débat public, à tel point qu’il s’invite dans la campagne présidentielle. De nombreuses personnalités politiques le soutiennent, de Kosciusko-Morizet à Hamon, en passant par Poisson, Valls, Macron ou encore tous les candidats à la primaire écologiste. Une telle irruption dans le débat public ne peut que nous interpeller et nous questionner.

Souvent considéré comme un moyen pour rendre la vie plus égalitaire, dans une société marquée par un chômage de masse, le revenu d’existence serait un moyen d’éliminer la grande pauvreté et la misère. Il est aussi présenté comme une réponse au mythe de la numérisation et de la robotisation censées remplacer les travailleurs. D’autres voient en lui une opportunité de rationaliser le système d’aide sociale dans l’optique d’effectuer quelques économies, et aussi de flexibiliser le marché du travail. Enfin, certains n’oublient pas que cet outil donnerait les moyens de gagner en autonomie et de développer les activités non marchandes.

Évidemment, ces différentes approches, aux ambitions souvent antagoniques, entraîneraient des dispositifs de mise en place bien différents.

Définir au préalable un cadre politique avant de parler de revenu d’existence

Le débat s’ouvre, mais n’est-il pas faussé et confus dès le départ ? Si chacun y projette ses espoirs et ses craintes, chacun a surtout des objectifs bien différents, voire opposés. Pour nous, ce débat pourrait être une bonne nouvelle, si la question du projet de société était en son cœur et non pas éludée (consciemment ou non). Cela n’a aucun sens de s’enfermer dans des débats techniques (financements, hauteurs, conditions, âges, etc) si les projets de sociétés ne sont pas clairement et ouvertement débattus.

Ces dernières années, nous avons participé à plusieurs rencontres publiques et avons publié plusieurs interviews ou articles pour alerter sur la stérilité, voire les risques, de parler de revenu d’existence sans au préalable définir un cadre politique. Le revenu d’existence n’est qu’un outil et ne peut en lui-même représenter un projet de société cohérent, d’où la cacophonie à laquelle nous assistons actuellement.

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Aujourd’hui, l’enjeu est plus que jamais de choisir entre Décroissance ou Barbarie

2015 et 2016 auront été marquées par des massacres aveugles dans nos capitales européennes. Des familles resteront meurtries tandis que, toutes et tous, nous portons le deuil. Mais l’émotion et la colère, aussi légitimes soient-elles, ne doivent pas nous faire tomber dans les travers d’un manichéisme dangereux. Au contraire, cette énième catastrophe doit être l’occasion de se poser les bonnes questions et d’essayer d’être lucide quant aux solutions à apporter. Si la seule réponse à ces attentats est la guerre et le repli sur soi, alors la question n’est pas la bonne. Nous souhaitons à travers ce texte inviter à une analyse des racines de ces violences, à Paris, à Bruxelles, mais aussi d’Ankara à Damas, avec la Décroissance comme grille de lecture.

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Et maintenant, les travaux pratiques

Circuits courts, gratuité, monnaies locales, villes lentes… Après avoir bousculé le dogme de la croissance économique, les idées de la décroissance fertilisent peu à peu de nombreuses alternatives concrètes.

Extraits d’un article publié dans le dossier « décroissance une révolution silencieuse » dans Politis (voir fin de l’article).

Fin 2009, une apothéose médiatique pour la décroissance en France : le président de la République en personne estime politiquement utile de livrer son opinion sur la question, et à plusieurs reprises. « Je refuse le choix entre croissance et pollution ou décroissance et protection de l’environnement. J’affirme le choix du développement durable », scande Nicolas Sarkozy [1].

La crise est planétaire, des pays sont entrés en récession et l’urgence climatique a occupé le terrain politique comme jamais à l’occasion du sommet de Copenhague. Depuis, l’économie a pourtant repris sa course, certes en boitant, mais « business as usual ». Et la décroissance a peu à peu disparu des discours et des médias, comme si les contradictions qu’elle révèle étaient désormais périmées. « Une fabuleuse dénégation », ironise l’économiste objecteur de croissance Serge Latouche.

Le monde économique n’en est pas pour autant sorti indemne, constate Vincent Liegey, chercheur interdisciplinaire sur la décroissance, qui relate la déstabilisation de ce dirigeant d’une multinationale française avouant être « à 100 % en accord » avec lui « en tant que père de famille », mais professionnellement embrigadé pour arracher le dernier dollar au marché. (…) Une victoire idéologique, estime le philosophe Fabrice Flipo : « Une bonne partie des progressistes ne parviennent plus à parler de croissance sans en être gênés. »

La décroissance a fonctionné dans un -premier temps comme un « mot-obus », analyse Paul Ariès, percutant les esprits en remettant en cause la quête de la croissance à tout prix, axiome majeur de l’économie libérale. Pour le politologue, le reflux de cette confrontation dans le débat public traduit une mutation, pas une disparition. « La décroissance est entrée dans une phase plus pratique. Elle s’exprime désormais à travers des “mots-chantiers” qui expérimentent ses idées en actes. » (suite…)

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Des jeux pour oublier les pains

Depuis quelques jours, il monopolise l’information et les discussions quand ce n’est pas l’espace. Depuis quelques jours, les préoccupations des français sont passées au second plan. Il est désormais plus important de savoir si Pogba va retrouver son niveau plutôt que de comprendre pourquoi des milliers de français passent leurs « nuits debouts » ou sont en grève, ou même encore d’appréhender les conséquences du TAFTA
Oui, cet Euro arrive comme un enfumage général alors qu’une partie de la France conteste le gouvernement en place et la société qu’il fabrique. Bien sûr cette contestation persiste, mais elle s’étouffe et a encore plus de mal à être visible. N’est-il pas plus intéressant, après une météo exécrable, de penser à faire la fête que de vouloir continuer à lutter ou à réfléchir ?

des pains - des jeuxNous avons déjà souligné comment le sport, et encore plus le football, véritable caricature des excès du sport-spectacle, était un outil et un relais de la société de croissance (1). Avec cet Euro 2016, c’est évidemment encore le cas… mais en pire. Ainsi, il a fallu à nouveau reconstruire des stades, toujours plus grands, plus beaux, plus sécurisés, plus coûteux et, surtout, aux frais des contribuables français pourtant toujours réticents à voir les dépenses publiques augmenter pour la santé ou l’éducation. (suite…)

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Une bonne année 2016 … à 30 km/h à l’heure

LVille à vivrea décision de la communauté d’agglomération grenobloise de généraliser, sur 2016, la limitation des véhicules à 30 km/h sur 43 des 49 communes composant l’agglomération grenobloise apparaît comme une vraie bonne nouvelle et une vraie raisons d’espérer en ces temps plus que moroses. Certes, Grenoble n’est pas la première ville à tenter une telle expérience, mais elle est la plus grande. Et elle répond à une précédente décision symbolique de la municipalité, celle de limiter l’affichage publicitaire.

Ralentir la ville, pour une ville plus sereine
En effet, la « ville à 30 », c’est avant tout une mesure qui entend rendre de la sérénité à nos rues puisque l’espace public n’est plus seulement un axe de circulation mais peut devenir un lieu de vie. La mobilité douce est favorisée puisque les rues sont plus apaisées. De la même manière, limiter la vitesse à 30 km/h est avant tout une question de sécurité – bien plus efficace qu’imposer le casque aux cyclistes – puisque la distance de freinage est réduite de moitié et le champ de vision considérablement élargi. Une telle réduction de la vitesse permet de diviser par 9 la mortalité en cas d’accident impliquant un piéton. Mais réduire la vitesse est également un moyen de limiter les nuisances liées aux bruits et à la pollution des véhicules . Moins de bruits, moins d’émissions de gaz toxiques, plus de piétons et de bicyclettes, voilà l’avenir de nos rues avec les « zones 30 ». Cette mesure s’inscrit dans une transition vers une société sans voiture, vers une société qui adopterait une mode de vie moins rapide, vers une société qui relocaliserait son activité … une ville et des vies qui n’en seraient pas moins agréables. Les grenoblois nous le diront.

Agir dans la ville, pour se redonner de l’espoir
Cette mesure prouve que les exécutifs peuvent encore prendre des décisions efficaces. Cette mesure prouve que les expérimentations locales, l’action associative peuvent encore être des moyens de pression pour faire évoluer l’action des exécutifs. Cette mesure prouve que nous ne devons pas totalement ignorer la démocratie représentative bien que nous ne devons pas tout attendre d’elle, loin s’en faut.
Et, alors que l’abstention triomphe, que le FHaine est devenu le premier parti de France, que les décisions des différents exécutifs (qu’ils soient européens, nationaux ou locaux) sont trop souvent aux ordres de l’oligarchie, cette mesure apporte un peu d’espoir. Elle nous dit que nous pouvons encore agir, qu’il ne faut pas tout abandonner.
Faisons de 2016 une année de luttes, de résistances, mais aussi de convivialités et d’espoirs … à vélo ou en terrasse.

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La COP 21 est finie, vous pouvez reprendre une activité normale

La grande messe du développement durable est terminée. Elle a débouché sur l’Accord de Paris qui entend limiter l’élévation des températures à 1,5 °C. Cet accord reconnaît clairement que c’est bien l’activité humaine qui dérègle le climat. Déjà, rien que cet objectif est un aveu … un aveu de l’échec du système croissanciste puisque c’est bien lui qui nous a amené dans cette situation quasi-inextricable mais, pas de panique, c’est lui qui devrait nous en sortir.

« On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l’a créé »
Albert Einstein

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Le sapin de l’Elysée, preuve que les temps changent ?
A peine la COP 21 terminée, le sapin de l’Elysée a été livrée :11 mètres de hauteur, 4,5 mètres d’envergure pour un poids de 2 tonnes. C’est un modeste sapin qui trône dans la cour de l’Elysée pour ce Noël 2015. Preuve que le temps de la démesure est fini. Sauf qu’en 2014, il faisait les mêmes dimissions tandis que celui de 2013 était plus … petit : 10 mètre seulement pour 1,5 tonnes.  Ce n’est qu’un symbole mais n’aurait-il pas fallu être exemplaire ?
D’autant plus, que sa livraison a été épique. Il a fallu le faire venir du Morvan après l’avoir arraché à sa terre natale. Il a fallu ensuite le transporter en péniche, sur la Seine, car c’est plus écologique et, bien moins polluant que le camion. L’Elysée parle même d’un acheminement éco-responsable. Certes, le camion a quand même été utilisé puisque le « beau sapin » n’a pas poussé le long de la Seine. C’est seulement 213 kilomètres qu’il a fait sur l’eau, un peu moins même puisque sa péniche a connu une avarie et il a fallu en trouver une autre et, c’est un beau camion qui a dû faire la transition (pas très écologique pour le coup). Nous pouvons nous demander si le comportement le plus éco-responsable n’aurait pas été de ne pas se sacrifier à la tradition du sapin, d’autant plus qu’il a fallu 200 heures pour le décorer avec, notamment 2 kilomètres de guirlandes et presque 200 000 ampoules mais basses consommation. Ouf !

Certes, ce n’est qu’un symbole mais au lendemain d’une COP 21 décrite comme la plus belle et la plus pacifique des révolutions par le président Hollande, le petit matin est bien blême dans la cour de l’Elysée malgré ces lumières de Noël et, confirme que la transition ne viendra pas des oligarques qui nous gouvernent. Pendant ce temps, le monde du ski a également apporté sa contribution en mettant à contribution moult canons à neige pour satisfaire les touristes français avides de ski et d’ivresses. Les mêmes qui envahissent nos montagnes avec leurs automobiles et un matériel toujours plus à la pointe. Une station de sports d’hiver a même fait venir 100 tonnes de neiges par hélicoptère, vive le sport.

« Oui, le 12 décembre 2015 restera une grande date pour la planète. A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique. »
François Hollande

La COP21 et des robocop … pour un échec
C’était prévisible mais l’Accord de Paris sonne creux. Il se félicite, il renouvelle, il demande, il convient mais ne décide de rien. Cet accord a, néanmoins, le mérite d’instaurer une reconnaissance globale de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique. Il reste une formidable prise de conscience de la part des chefs d’Etat, pourtant régulièrement alerté depuis plus des décennies (ne l’oublions pas).
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Vive les élections !

vent de droiteLe résultat des dernières élections régionales n’est pas une surprise. L’abstention reste majoritaire tandis que le premier parti de France est désormais … le Front National. Oui, la France, ce pays des droits de l’homme, de la liberté d’expression sauvagement bafouée le 07 janvier 2015, cette France qui se disait résistante et debout, cette France qui n’avait pas peur au lendemain du 13 novembre dernier, a pourtant placé un parti d’extrême-droite en tête dans 6 régions.

Et un énième « réflexe républicain » ne pourra plus nous satisfaire. Devons-nous, encore une fois, l’utiliser pour l’oublier au petit matin ? Devons-nous nier le mal-être de 65 à 70% d’électeurs, et ainsi laisser le PS et le LR continuer les mêmes politiques ?

Le mal est là et l’ignorer va le renforcer. L’abstention comme le FN sont des conséquences directes du mal-être engendré par le capitalisme et du système démocratique qui en découle. Ils sont la confirmation d’un système à bout de souffle. La gestion à court terme a remplacé la vision de l’avenir. L’économicisme à détruit le désir de projet de société. Le seul projet de nos gouvernants est de se maintenir au pouvoir, eux et l’oligarchie. Cette oligarchie qui nie la crise systémique, dont elle est responsable.

C’est bel et bien le renoncement de nos dirigeants à proposer un projet de société cohérent et en phase avec les enjeux du XXIème siècle qui est une nouvelle fois sanctionné. C’est bel et bien l’incapacité de nos dirigeants à répondre aux crises du système croissanciste qui pousse les gens à chercher des solutions dans l’exacerbation de ce même système

Mais ne nous trompons pas, le Front National aboie fort, mais il ne représente en rien les valeurs de la contestation du système. Ce parti n’est pas anti-système, il en est une excroissance cancéreuse qui s’en nourrit. Il souhaite seulement l’exploiter à son profit en créant des peurs, en divisant, en stigmatisant, en rejetant. Plus grave, il remet en cause les rares valeurs, déjà brinquebalantes, qui cimentent notre société, que ce soit l’égalité, la fraternité, la laïcité, le vivre ensemble, l’idée de justice sociale ou encore la liberté. Quel projet de société peut se fonder sans ces valeurs ? Oui, ce vote nous ébranle car la crise actuelle semble nous amener la pire des barbaries politiques. Le renforcement de l’individualisme, la montée des peurs (peur des attentats, peur du chômage, peur de la crise écologique, peur du migrant) amorcent une défaite de la pensée.

Aujourd’hui, c’est de l’espoir qu’il faut donner et non de la haine. C’est de la démocratie qu’il faut demander et non une politique sécuritaire. C’est une ouverture qu’il faut construire et non un repli pour s’opposer. Nous devons, plus encore aujourd’hui, continuer d’investir tous les champs d’action politique. Nous devons, ici et maintenant, sortir dans les rues, agir, construire les sociétés de demain, qui ne seront ni bleus marine, ni brune mais conviviales … ici, là, ailleurs, … ou même en terrasse.

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Nous ne voulons pas être qu’en terrasse

Aujourd’hui, nous ne voulons pas être en terrasse, ni dans une salle de spectacle, ni dans un stade et encore moins dans les magasins. Non, aujourd’hui, nous souhaitons être dans la rue, manifester, avoir des idées à propos du climat, faire de la politique et exercer notre droit d’être citoyen. Nous voulons jouir de cette liberté qui a été bafouée le 13 novembre, et qu’on nous interdit au nom de ce même 13 novembre. Après que les manifestations liées à la COP21 aient été interdites (1), puis violemment réprimée à Paris (2), certains militants sont assignés à résidence comme peuvent l’être des terroristes (3).


RoboCOP21

Alors que nous avons besoin de plus de démocratie, de plus d’égalité, de plus d’idées pour faire évoluer nos sociétés, le gouvernement fait l’inverse et stigmatise les opposants.

Est-ce possible que nos gouvernants n’aient rien compris au phénomène Daesh au point de traiter des citoyens responsables comme des terroristes en puissance ? Bien sûr que non. Toutes les opportunités et toutes les émotions sont bonnes à prendre pour lutter en toute impunité contre celles et ceux qui posent les bonnes questions ; ces ennemis intérieurs, les plus à même de mettre en évidence l’hypocrisie de la conscience écologique et sociale de l’oligarchie (4) (5).

Le gouvernement lance des appels affectés à célébrer les valeurs d’un pays dont la devise est « liberté, égalité, fraternité ». Beaucoup de citoyens parlent de résistance, affirment qu’ils n’ont pas peur. Les médias parlent d’une France debout et fière. Comme s’il suffisait de s’en remettre au drapeau bleu-blanc-rouge pour que les intérêts de toutes et tous, ici et ailleurs, aujourd’hui et demain, soient pris en compte. Et bien, nous ne sommes pas d’accord. Ça ne suffit pas. Cette unité soi-disant retrouvée est un faux semblant, et s’apparente à un cheval de Troie, car au final, l’état d’urgence appliqué ainsi fait reculer nos droits à toutes et tous… et nous empêche de faire ce que nous devrions faire : de la politique ! (6)

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’être en terrasse, il s’agit d’avoir des idées et de pouvoir les exprimer pacifiquement dans la rue. La démocratie ne doit pas être réservée qu’à une pseudo-élite dans les salons feutrés de la COP21. Nous en sommes les acteurs légitimes. La démocratie doit se jouer partout, dans les commissions, dans les alternatives, dans la rue, et même en terrasse. (suite…)

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Réfugiés : le naufrage occidental

L’Europe est submergée. C’est le déferlement. Un flux de clandestins est en train d’envahir l’Europe. Insupportable : « nos pays n’ont pas pour vocation d’accueillir toute la misère du monde ».
Il suffit de quelques mots, d’un vocabulaire bien choisi pour transformer les symptômes de l’effondrement de notre modèle de sociétés en « crise des migrants », voire même « islamique » entend-on parfois.
Ainsi, les fantasmes sont entretenus et la peur est exacerbée. Ainsi, le débat sur les possibles solutions est circonscrit à un cadre « défensif » comme s’il s’agissait d’un phénomène « naturel » sur lequel nous n’aurions pas de responsabilité, dont nous devrions nous protéger.
Toujours la même rengaine du phénomène naturel dont nous serions victimes : la crise, la dette, les sauterelles, les attentats, …

traverser pour piller

Et Monsieur Sarkozy qui parle de tourisme social. Faut-il être déconnecté de la réalité à ce point pour imaginer que des familles entières s’infligent de telles conditions de migration, sans réussite garantie, uniquement par tourisme ? Sarkozy est malhonnête, mais il n’est pas naïf. Tout est bon pour faire oublier que ces personnes sont des humains qui fuient la mort, qu’ils n’ont plus rien à perdre. Tout est bon pour les déshumaniser. C’est qui le touriste ? (suite…)

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Faut-il décroître pour sauver le climat ?

Le PPLD a été invité par EELV à participer au premier débat des journées d’été 2015 à Lille. « Faut-il décroître pour sauver le climat ? ».
Animé par Christelle de Crémiers et Jean Morlais co-animateurs du Groupe de Travail Economie Ecologiste ; Mathilde Szuba, docteure en sociologie de l’environnement et secrétaire de l’Institut Momentum ; Michel Sourrouille, démographie responsable et animateur du groupe de travail Démographie et Stéphane Madelaine, objecteur de croissance, co-auteur de « Un Projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie ».
C’est pour le jeudi 20 aout. Voici ci-dessous, à titre indicatif, un texte relatif à cette question

Affiche de l’Alternatiba du Havre

Conference of Parties’, COP21
A la fin de cette année 2015, aura lieu la 21ème Conférence annuelle des Parties, également connue sous le nom de la Conférence sur le Climat à Paris. La France envisage d’obtenir, pour la première fois en plus de 20 ans de négociations aux Nations Unies, un accord universel juridiquement contraignant sur le climat, ayant pour but de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

Une société entière mobilisée … à différents niveaux
Ainsi, toute la société se mobilise, que ce soient les institutions, les médias ou les associations non gouvernementales et militantes. En France, dans le mouvement militant, les Alternatiba sont probablement les événements les plus marquants de cette année 2015. Mais même les citoyens ordinaires sont concernés. Du moins, ils sont sensibilisés par la question. Et chacun y va de sa solution, ou de son panel de solutions.
D’aucun travaillent sur l’habitat. D’autres sur l’agriculture. Certains réfléchissent au système économique, et notamment aux moyens d’échanges via les monnaies locales, etc … Mais ce qui mobilise le plus de monde, ce sont les moyens de production, notamment la production d’énergies alternatives au pétrole.
Selon la vocation et l’échelle de la structure, – industrielle, capitaliste, écologiste, localisée -, la démarche est plus ou moins sincère, et les alternatives sont diverses et variées : ça va des gaz de schistes, aux énergies renouvelables telle que le solaire et l’éolien, en passant par des « solutions » inattendue telles que la fabrication de pétrole de synthèse via de l’eau ou d’autres ressources, ou tout simplement des impostures tel que la pile à combustible, et l’air comprimée, quand elles sont présentées comme une source d’énergie. Et enfin, ne parlons pas des énergies libres qui sont pourtant présentées par les plus écologistes ou anticonformistes, notamment en opposition au lobby du pétrole qui empêcherait le développement d’énergies révolutionnaires.
Il y aurait beaucoup à dire sur toutes ces alternatives, sur leur énergie nette, sur la confusion à propos de leur nature (entre source naturelle d’énergie et énergie transportée et stockée) (suite…)

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Le pape jette un froid avant les négociations de la COP21 sur le climat

A quelques semaines de la conférence de Paris sur le changement climatique, le pape François a présenté sa deuxième encyclique Laudato Sii.

Attendue, cette encyclique dresse un constat sans concession de ce qu’il appelle la situation de l’humanité : pollution, chute de la bio-diversité, réchauffement climatique, culture du déchet, épuisement des ressources naturelles ; mais aussi détérioration de la qualité de la vie humaine, dégradation sociale, croissance des inégalités ; et encore faiblesse des réactions. Surtout, il critique le paradigme « techno-économique » et le capitalisme avec cette course effrénée au toujours plus. Le capitalisme est clairement mis sur le banc des accusés. Son modèle de société également. Quelques citations sont sans équivoques : « Étant donné que le marché tend à créer un mécanisme consumériste compulsif pour placer ses produits, les personnes finissent par être submergées, dans une spirale d’achats et de dépenses inutiles. Le consumérisme obsessif est le reflet subjectif du paradigme techno-économique » ; « « L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre le réchauffement » ou encore « La situation actuelle du monde « engendre un sentiment de précarité et d’insécurité qui, à son tour, nourrit des formes d’égoïsme collectif ».

Le pape François n’hésite pas à lâcher le mot de Décroissance : « C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. Benoît XVI affirmait qu’« il est nécessaire que les sociétés technologiquement avancées soient disposées à favoriser des comportements plus sobres, réduisant leurs propres besoins d’énergie et améliorant les conditions de son utilisation ». (suite…)

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Vidéo : La Décroissance à l’Alter JT

l'AlterJTL’AJT+ reçoit Vincent Liegey, porte parole du Parti pour la Décroissance et co-auteur de « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie ». Qu’est ce que la décroissance ? D’où vient- elle ? Comment organiser l’autonomie des citoyens ? Découvrons cette société post- moderne avec l’un de ses défenseurs les plus pédagogues.

Le livre présenté « Un projet de décroissance, Dotation Inconditionnelle d’Autonomie » est disponible à la boutique militante des désobéissants : http://www.la-boutique-militante.com/vivre-ensemble/360-un-projet-de-decroissance.html

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Une loi pour la Croissance ? Parce qu’elle le vaut bien

http://decroissance.lehavre.free.fr/gatomou.jpg

Pourquoi la loi Macron ?

C’est une loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, l’intitulé de la loi Macron est clair quant aux objectifs affichés. Le recours à l’article 49-3 de la Constitution montre l’importance de ce texte pour le gouvernement : emblématique et surtout nécessaire pour enfin sortir notre pays de leur crise. Que dit la loi Macron et que propose-t-elle ? Est-elle à ce point nécessaire qu’il ait fallu se passer de l’avis de nos élus ?

Dessin de Jérôme Sirou (2008)

La loi Macron s’articule autour de trois grands principes : libérer, investir et travailler. Le gouvernement estimant que les moteurs de la croissance sont insuffisants, entend rénover le pays pour lui-même, le moderniser et en améliorer la croissance potentielle. Cette loi vise à agir sur tous les leviers pour favoriser la relance de la croissance, de l’investissement et de l’emploi.

La Croissance et le travail restent les seules issues pour que notre avenir soit radieux. Sans eux, point de salut. La loi Macron ne fait que confirmer l’inscription de la croissance dans le marbre républicain. Lutter contre cette croissance serait donc aller à l’encontre de l’intérêt général ou comment nous diaboliser, nous qui prônons non pas la décroissance de tout pour tous mais encore moins la croissance pour quelques-uns et l’austérité pour la majorité.

Manuel Vals, le premier ministre, était sans équivoque quand il s’exprimait le 10 décembre 2014 au sujet de la loi Macron : « Le sens, c’est tout faire pour la compétitivité et l’emploi, pour lever les blocages. Tout le monde doit accepter de changer ce qui ne fonctionne pas bien et ce qui pénalise l’activité, et donc l’emploi. Je sais que cette loi bouscule mais elle ne sert qu’un intérêt : l’intérêt général ».

La loi Macron est donc une énième tentative pour relancer la mégamachine capitaliste, un énième fumigène pour cacher la déliquescence d’un système qui cherche des solutions à des crises qu’il alimente. Clairement, cette loi a été faite pour sauver le système, pas pour en sortir. Clairement, elle a été faite pour renforcer l’oligarchie et la finance, pas pour viser à un mieux vivre ensemble, des meilleurs vivres ensembles.

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Et si tous les Charlies se réappropriaient la politique ?

pas de coté« Le capitalisme canalise les frustrations des hommes, les empile, comme il accumule le capital, et fait gonfler des bulles qui finissent par crever comme des bombes. » Bernard Maris

Il y a presque 20 ans sortait sur les écrans La Haine. Ce film raconte l’histoire de notre pays, la France, en chute libre : « au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »
Nous ne voulions pas voir la chute. Nous venons de nous prendre en pleine figure cet atterrissage d’une terrible violence. Cette tragédie n’est que la partie émergée, spectaculaire, d’un mal bien plus profond.

Notre société crée des monstres. Ces monstres sont nés en France et ont grandi en France. Comment se fait-il que notre société échoue à faire grandir des enfants dans un environnement serein et apaisé ? Comment se fait-il que des franges entières de la population se réfugient dans des communautés étanches, voire hostiles, les unes des autres, qu’elles soient religieuses ou pas (la religion n’explique pas tout) ? (suite…)

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