C’est la course !!

Un klaxon sort Sylvie de sa torpeur. Le feu est vert, elle tourne à droite et arrive sur un immense parking. Sylvie, 42 ans, pensait encore à son travail. Chef de projet dans une société de sécurité informatique, le boulot ne manque pas et la fin de semaine sera chargée. Mais aujourd’hui, c’est mardi, et c’est relâche. En fait, elle finit plus tôt, à 15 h 00 grâce aux 35 h. Elle préférerait avoir son vendredi après-midi mais elle n’a pas encore assez d’ancienneté dans la boîte. Du coup, elle en profite et fait les courses pour la famille. Une fois sa voiture récupérée à la gare, elle file à « l’hyper » au grand désarroi de sa sœur. Cette dernière essaie de la convertir au « drive ». Depuis quelques mois, elle fait ses courses via le net. Le lendemain, elle les récupère dans un vaste entrepôt où comme, par enchantement, des petites mains les ont préparées et, les chargent même dans sa voiture. Mais Sylvie aime bien se rendre dans la zone commerciale, elle regarde les promotions, les nouveautés. Elle a l’impression de chiner. C’est presque un moment de détente. Mais aujourd’hui, priorité est donnée à l’alimentaire, pas le temps de flâner.
Déjà, le trajet en voiture n’est pas un plaisir. Il n’y a que 20 minutes entre l’appartement et la « grande surface » mais Sylvie n’aime pas conduire sur les grands axes. Par contre, une fois dans le magasin, elle sera beaucoup plus détendue, non pas parce que l’endroit est chaleureux mais parce qu’elle est seule, finalement tranquille. Elle a l’impression que c’est un temps pour elle. Cela dit, il ne faut pas traîner car à 17h30, il faudra être rentrée pour emmener Alexandre au tennis.
Sur le parking, c’est fête car une belle place l’attend, juste à côté des chariots et à moins de 20 mètres de l’entrée de du centre commerciale du Bois d’Aulne. Sylvie ne s’en souvient pas mais le nom du centre commercial fait référence à la forêt qui se tenait, jadis, en lieu et place du béton déversé par l’homme pour bâtir ce temple de la consommation. Il en reste quelques vestiges : un arbre à chaque entrée du bâtiment et un à l’intérieur de la galerie marchande.

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Thème des Rencontres Estivales 2017 du 23 au 26 Août 2017 – Guilligomarc’h (Finistère)

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Je suis Suisse

Les attentats successifs nous rappellent à la violence de l’humanité. Certes à la violence que notre civilisation subit, mais ils devraient aussi nous rappeler aux violences intrinsèques de cette même civilisation et à celles qu’elle engendre. Violences trop souvent déniées.

Nous avons été Charlie, Paris, Nice, Manchester, Londres. Ce « nous » permet de nous rassembler derrière l’imaginaire d’un destin commun et d’un vivre ensemble à préserver. Avec de tels drames et actes de barbarie, comment ne pas être choqué, comment ne pas être contre, comment ne pas vouloir communier ?
Cet imaginaire commun permet surtout un lavage de cerveau en douceur. Comment également ne pas oublier les travers d’une société qui a permis un tel déclenchement de haines, comment ne pas oublier les insuffisances d’une société de Croissance de plus en plus inégalitaire, comment ne pas oublier sa violence également, plus silencieuse et moins démonstrative mais quotidienne ? (*)

Aujourd’hui, au-delà d’être mancunien, nous avons envie d’être suisse … Car ils ont fait le choix de dire non au nucléaire. Ils ont fait le choix de dire non à ses dangers, à ses violences et à ses chimères également (**).

Certes, en finir avec le nucléaire ne signifie pas un renversement à venir des schémas de pensée dominant. Mais il marque à la fois la possibilité d’action des citoyens, il signifie que nous pouvons faire bouger les lignes et, finalement, réorienter nos vies. En sortant du nucléaire, on assume de ne plus croire à l’imaginaire d’une énergie infinie et sécurisée. C’est aussi, indirectement, mettre à mal un des mythes de la société de Croissance.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous avons l’envie de dire « je suis suisse » … car nous sommes anti-nucléaires.

(*)
http://www.partipourladecroissance.net/?p=9040
http://www.partipourladecroissance.net/?p=9140

(**)
Sortie progressive mais sortie quand même.
http://www.sebasol.ch/public/Communiqu%C3%A9%20de%20presse%20de%20Sebasol%20sur%20la%20votation%20du%2021.05.17.pdf

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Des candidatures « Les décroissant.e.s » aux législatives

Renouvelant l’expérience de 2012, la mouvance décroissante sera encore présente aux élections législatives de 2017. Regroupés sous une même étiquette nationale « les décroissant.e.s », 16 candidats ou candidates sont en effet présents dans des circonscriptions réparties sur tout le territoire. Ils disposent du matériel électoral nécessaire pour assurer la visibilité des idées de la décroissance : professions de foi, bulletins, affiches.

La partie commune des professions de foi : http://decroissance-elections.fr/verso-commun-aux-candidat-e-s-decroissant-e-s/

Nous n’avons qu’une Terre : http://decroissance-elections.fr/nous-navons-quune-terre/

Toutes les informations : http://decroissance-elections.fr/

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Front National, ce diable de confort qui permet de cacher les alternatives au capitalisme

La grande déprime…

Oui, c’est vrai, comment ne pas le constater, nos modes de vie engendrent de la frustration, du mal-être, des peurs et des haines,

Comment nier que notre système économique, pivot de notre modèle de société, est exigeant, oppressant, voire tyrannique, que ce soit pour celles et ceux qui ont un emploi, un de ces « bullshit job » ou encore celles et ceux condamnés à la précarité ou au chômage ? Les premiers doivent faire face à une remise en cause permanente d’eux-mêmes, à une pression toujours constante pour améliorer leur productivité et pour mériter leur place. Ils doivent également subir toujours plus de stress, et sont toujours plus confrontés à des questions éthiques sur leur rôle dans cette société. Les seconds font face à une misère grandissante, à toujours plus d’humiliations, à un sentiment de rejet. Nos sociétés nous mettent en concurrence en utilisant la peur du chômage. La religion des indicateurs et l’économicisme rendent nos vies et activités toujours plus absurdes. De même, en nous opposant, on renforce la peur du déclassement, toujours plus prégnante, accompagnée d’un sentiment d’abandon, de ne pas être entendu, d’être lésé par un système injuste. Nos vies, trop chargées, ne laissent que peu de temps pour souffler. La pression imposée par notre monde moderne est insupportable, à telle point que nous nous croyons dans des situations moins confortables qu’il y a 40 ans… ou que chez le « voisin », « l’autre », qui serait, lui, « protégé », « assisté »… C’était mieux avant… Et c’est mieux ailleurs…

Alors, oui, il est légitime d’exprimer ces frustrations, ces peurs. Il est sain de se révolter contre ces injustices.

Mais aussi construite, entretenue

Ces constats se retrouvent dans plusieurs études convergentes et mettent en avant un mal-être, des souffrances objectives. Mais il ne faut surtout pas négliger leur dimension subjective !

En effet, ce malaise est partiellement construit et renforcé par la société du spectacle, les médias et la publicité avec l’imaginaire qu’ils développent. Nous sommes dominés, individuellement et collectivement, culturellement et socialement, par le « toujours plus » qui génère de multiples insatisfactions. La rivalité ostentatoire, même inconsciente, est renforcée par des inégalités endémiques, en permanence exacerbée. Et ce, non sans manipulation : la publicité sait utiliser les techniques les plus subtiles, perverses et efficaces afin de nous faire désirer toujours plus en s’appuyant sur les neurosciences, la psychologie et la psychologie sociale… Ainsi, il faut consommer toujours plus pour produire toujours plus pour préserver son niveau de vie… Mais aussi conserver son emploi pour consommer encore plus…

Enfin ce mal être est d’autant plus fort qu’il fait face à un manque de projet collectif. L’individualisme exacerbé, le culte de la personne et la pression sociale intenable qu’il engendre, en particulier à travers les réseaux sociaux transforment tout échec, toute frustration en une blessure narcissique qu’aucun projet commun ne viendra compenser.

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Front National, ce diable de confort qui permet de cacher les alternatives au capitalisme

La grande déprime…

Oui, c’est vrai, comment ne pas le constater, nos modes de vie engendrent de la frustration, du mal-être, des peurs et des haines,

Comment nier que notre système économique, pivot de notre modèle de société, est exigeant, oppressant, voire tyrannique, que ce soit pour celles et ceux qui ont un emploi, un de ces « bullshit job » ou encore celles et ceux condamnés à la précarité ou au chômage ? Les premiers doivent faire face à une remise en cause permanente d’eux-mêmes, à une pression toujours constante pour améliorer leur productivité et pour mériter leur place. Ils doivent également subir toujours plus de stress, et sont toujours plus confrontés à des questions éthiques sur leur rôle dans cette société. Les seconds font face à une misère grandissante, à toujours plus d’humiliations, à un sentiment de rejet. Nos sociétés nous mettent en concurrence en utilisant la peur du chômage. La religion des indicateurs et l’économicisme rendent nos vies et activités toujours plus absurdes. De même, en nous opposant, on renforce la peur du déclassement, toujours plus prégnante, accompagnée d’un sentiment d’abandon, de ne pas être entendu, d’être lésé par un système injuste. Nos vies, trop chargées, ne laissent que peu de temps pour souffler. La pression imposée par notre monde moderne est insupportable, à telle point que nous nous croyons dans des situations moins confortables qu’il y a 40 ans… ou que chez le « voisin », « l’autre », qui serait, lui, « protégé », « assisté »…  C’était mieux avant… Et c’est mieux ailleurs…

Alors, oui, il est légitime d’exprimer ces frustrations, ces peurs. Il est sain de se révolter contre ces injustices.

Mais aussi construite, entretenue

Ces constats se retrouvent dans plusieurs études convergentes et mettent en avant un mal-être, des souffrances objectives. Mais il ne faut surtout pas négliger leur dimension subjective !

En effet, ce malaise est partiellement construit et renforcé par la société du spectacle, les médias et la publicité avec l’imaginaire qu’ils développent. Nous sommes dominés, individuellement et collectivement, culturellement et socialement, par le « toujours plus » qui génère de multiples insatisfactions. La rivalité ostentatoire, même inconsciente, est renforcée par des inégalités endémiques, en permanence exacerbée. Et ce, non sans manipulation : la publicité sait utiliser les techniques les plus subtiles, perverses et efficaces afin de nous faire désirer toujours plus en s’appuyant sur les neurosciences, la psychologie et la psychologie sociale… Ainsi, il faut consommer toujours plus pour produire toujours plus pour préserver son niveau de vie… Mais aussi conserver son emploi pour consommer encore plus…

Enfin ce mal être est d’autant plus fort qu’il fait face à un manque de projet collectif. L’individualisme exacerbé, le culte de la personne et la pression sociale intenable qu’il engendre, en particulier à travers les réseaux sociaux transforment tout échec, toute frustration en une blessure narcissique qu’aucun projet commun ne viendra compenser.

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Appel à des candidatures pour la décroissance aux élections législatives de juin 2017

Pourquoi la décroissance ? Parce qu’il ne s’agit plus d’objecter à la croissance, il s’agit de repasser sous les seuils de soutenabilité sociale et écologique.

Au regard du monde dans lequel nous pataugeons, il est indispensable d’emprunter collectivement le trajet de la décroissance vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées. Étant entendu que cette décroissance passe par la baisse de l’extraction, de la production, de la consommation, des déchets.

La question des limites est un élément crucial de la philosophie politique naissante de la décroissance. Or, les lois sont des limites dont se dotent les Hommes pour réussir à vivre ensemble, c’est une des raisons pour lesquelles il est légitime de se présenter aux élections législatives qui auront lieu les 11 et 18 juin 2017. Notre projet non-electoraliste se doit d’être présent lors de ce débat, sans tomber dans l’illusion d’une élection changeant la société.

Les décroissant.e.s réuni.e.s à Peyrat de Bellac les 29 et 30 octobre 2016, lancent cet appel pour présenter 90 binômes de candidat.e.s décroissant.e.s aux législatives de 2017. Ces candidatures doivent être l’occasion de faire campagne pour rendre visible la décroissance dans le débat public avec des propositions identifiantes et clivantes.

Nous faisons le choix d’être présents aux législatives de manière autonome. Le projet cohérent que nous définissons depuis des années ne peut trouver sa place au sein des partis écologistes (capitalistes) ou d’extrême gauche (productivistes) actuels. De plus, ce projet ne peut se réduire à la transformation de la démocratie représentative (tirage au sort, listes ou candidatures « citoyennes ») portée par de nombreux groupes à chaque élection désormais.

Pour atteindre ce premier objectif de visibilité de la décroissance nous ferons campagne avec nos bulletins, nos programmes et nos affiches, sans quoi notre projet serait à nouveau condamné à l’invisibilité.

Le deuxième objectif est de rechercher les financements public et privé des organisations politiques afin de se donner les moyens financiers de rendre visible la décroissance.

L’engagement politique auquel nous vous appelons nous amènera à écrire ensemble les idées du programme à faire connaître à nos concitoyen.nes.

Retrouver le sens des limites, redonner du sens à nos vies en désirant préserver la vie sur Terre, une vie décente pour nos petits-enfants : n’est-ce pas là une ambition enthousiasmante ?

Nous vous invitons à nous rejoindre. Vous pouvez dés à présent vous organiser localement et prendre contact avec le groupe de travail « Elections ».

? Contacts du groupe de travail Élections du Processus-Décroissance :

Source : Processus Décroissance

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La fin des villes, reprise de l’action

Alternatives citoyennes et habitantes
aux Métropoles et à leurs Méga-Régions

La réforme territoriale a entériné et accéléré la métropolisation de nos territoires : soutien au développement des grandes villes, multiplication des grandes prospectives d’aménagement, prolifération de leurs grands projets…
Le productivisme de la sainte croissance retrouve en cela un ressort important. Dans le même temps, mobilisations et alternatives se sont multipliées.
Tout le territoire national est à ce jour pratiquement concerné, pour ne pas dire occupé. Et ce mouvement est aussi tangible à l’étranger.
Après les Actes I et II de la reprise par la critique (Carnets de la décroissance numéro 2), nous voici à l’Acte III (Carnets de la décroissance numéro 3), celui de la reprise par l’action. Plus de 150 initiatives sont analysées, partout en France, dans leurs liens à la décroissance et à des à-venir déjà présents.
Entre résistance et dissidence, entre opposition et sécession, entre collectifs organisés et engagements plus individuels, depuis les villes jusqu’à surtout leurs marges et leurs dehors, toutes ces actions manifestent des communs face au virage néolibéral de nos sociétés : ménagement et respect de la terre par son habiter, entraides et solidarités par la coopération, ou encore nouvelles formes, réellement démocratiques, de l’action collective par l’autonomie.

Ouvrage coordonné par Guillaume Faburel et Mathilde Girault enseignant-chercheurs en urbanisme et géographes associant 15 autres contributeurs, tou-te-s militant-e-s et/ou chercheur-e-s. Format A5 – 140 pages – 7 €

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Les idées de la décroissance infusent la société en silence

Les idées de la décroissance cheminent, explique l’auteur de cette tribune, qu’il s’agisse de la mise en question des façons de consommer, de celles de voyager, ou de la manière de vivre son temps libre. Néanmoins, la « masse critique » ne sera pas atteinte sans intervention sur le terrain politique.

Au printemps dernier le journal Politis publiait un dossier sur la décroissance intitulé « Une révolution silencieuse ? ». En effet, la décroissance semble moins visible dans les débats politiques qu’il y a quelques années. Pourtant elle semble gagner du terrain dans les têtes et dans les débats. Assisterait-on à une transformation silencieuse de la société ? Est-ce suffisant ?

Plusieurs indicateurs semblent montrer que les idées de la décroissance et autres réflexions connexes avancent. On assiste ces dernières années à une certaine prise de conscience des enjeux environnementaux et énergétiques. Les inégalités ne cessent d’augmenter, renforcées par des politiques d’austérité toujours plus violentes. Les classes dirigeantes sont toujours plus discréditées, ce qui ouvre malheureusement aussi des espaces aux mouvements réactionnaires et démagogiques. En parallèle, de plus en plus de citoyens questionnent leurs consommations : réutilisation, partage, réparation, refus du jetable ou encore de nouvelles manières de voyager (local et en vélo) ou de vivre son temps libre. De même, on ne compte plus les articles et études surle mal-être au travail : travailleurs pauvres, burn-out, bore-out ou encore brown-out et autres« bullshit jobs »… Ainsi, par exemple, presque la moitié des Français estiment passer « passer à côté de leur vie ».

L’émergence d’alternatives concrètes locales partout à travers le monde

Enfin, et plus intéressant, plusieurs études montrent que ces prises de conscience et ce mal-être face à l’absurdité de notre système dominé par le toujours plus et le profit, ouvrent de nouvelles voies. Ainsi 34 % des 15-30 ans mettent en avant « un changement de notre mode de vie et la décroissance » pour répondre aux enjeux climatiques. Une autre étude effectuée en France, Allemagne Italie et Espagne, place la décroissance en tête des scénarios les plus souhaitables.
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Des trains de nuit pour une transition dans les transports

Cela fait quelques années que les trains de nuit ne sont plus une priorité : pas assez rapides, pas assez confortables, pas assez modernes. Aujourd’hui, il ne reste que quelques lignes en fonctionnement … pour quelques mois encore.

La fin des trains de nuit est une manifestation supplémentaire du renoncement à prendre le temps de vivre. Nous ne prenons plus le temps du voyage. Le voyage est en train de disparaitre au bénéfice de la destination. L’espace est réduit à un point de départ et à un point d’arrivée. Et entre les deux, que du vide …

Mais ce n’est pas seulement une certaine façon de voyager qui se perd, c’est une fois encore la sacro-sainte « loi » de l’économie qui nous domine. En obéissant à ces « lois », nous remplaçons ce moyen de transport peu polluant et convivial, par du co-voiturage, des avions ou bus low-cost (les externalités n’étant pas à la charge des
entreprises) ou encore des trains de jour avec les lignes à grandes vitesse (LGV). Une certaine vision de l’avenir !

Il est loin le temps où le train maillait notre territoire pour désenclaver certaines zones. Aujourd’hui auto-routes et LGV sont chargés de l’aménagement du territoire, d’un territoire finalement qui n’est plus que traversé, presque caché. Rappelons que la terminologie officielle des trains de nuit est «trains d’équilibre du territoire». Des trains, justement qui permettaient – avec de rares intercités – de voyager avec son vélo sans être obligé de le démonter.

Un des axes de changement soutenu par la Décroissance est la relocalisation ouverte, c’est à dire ; de nombreux petits territoires dynamiques reliés entre eux. C’est pour cela qu’il faut défendre nos derniers trains de nuits. Non comme un vestige d’une société ayant du mal à se séparer de son passé, mais bien pour anticiper les sociétés relocalisées de demain.

Argumentation, actions, pétition: voir https://ouiautraindenuit.wordpress.com/

Le PPLD

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The Malaise of the Old Left represents an opportunity for Degrowth – Green European Journal

Green European Journal - The European Venue for Green IdeasThese days, the degrowth movement is not interested in provocation anymore. Instead it wants to stimulate discussions amongst the people who believe that it is possible to decolonise our minds. Vincent Liegey, the coordinator of the latest Degrowth Conference says that the movement’s impact is already visible in many party programmes.

Published on September 26, 2016 on the Green European Journal.

Green European Journal: What is your experience as a degrowth campaigner? Has degrowth, as a concept, become more acceptable in intellectual and political circles in the last few years?

Vincent Liegey: It has. I started my activities in the degrowth movement approximately ten years ago, and at that time the reactions were very dismissive. People either thought that we are naïve and dangerous, or that we were the representatives of an ecofascist movement…

Who were those people? The establishment? 

Our quarrels were mainly with the productivist left, but not exclusively. We also had disagreements with the pro-growth (green growth) Green movement and the Green capitalist movements. Three years ago people like Daniel Cohn-Bendit still called us crazy.

For many years it was almost impossible to question growth on the Left, because growth was seen as the precondition of progress, as well as the solution to poverty and inequality. In those years we really had to fight to be covered by the media. We were never invited to any economics panels, and most Green parties did not want to have anything to do with us, even though they used to think quite similarly in their early days. Fortunately, in the last few years it has improved.

What led to the improvements?
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Le Revenu d’Existence, nouveau candidat à l’élection présidentielle ?

logo-ppldLe revenu d’existence fait irruption dans le débat public. Nombreux sont les responsables politiques à le reprendre, mais en y accolant des objectifs bien différents. On ne peut penser cet outil indépendamment du projet de société dans lequel il s’inscrit, rappellent les co-auteurs du Manifeste pour une Dotation inconditionnelle d’autonomie. Car derrière le revenu d’existence, c’est la répartition des richesses et du travail, la réappropriation des productions et des services publics, qui doivent être débattues. Tribune.

Le revenu d’existence continue sa progression dans le débat public, à tel point qu’il s’invite dans la campagne présidentielle. De nombreuses personnalités politiques le soutiennent, de Kosciusko-Morizet à Hamon, en passant par Poisson, Valls, Macron ou encore tous les candidats à la primaire écologiste. Une telle irruption dans le débat public ne peut que nous interpeller et nous questionner.

Souvent considéré comme un moyen pour rendre la vie plus égalitaire, dans une société marquée par un chômage de masse, le revenu d’existence serait un moyen d’éliminer la grande pauvreté et la misère. Il est aussi présenté comme une réponse au mythe de la numérisation et de la robotisation censées remplacer les travailleurs. D’autres voient en lui une opportunité de rationaliser le système d’aide sociale dans l’optique d’effectuer quelques économies, et aussi de flexibiliser le marché du travail. Enfin, certains n’oublient pas que cet outil donnerait les moyens de gagner en autonomie et de développer les activités non marchandes.

Évidemment, ces différentes approches, aux ambitions souvent antagoniques, entraîneraient des dispositifs de mise en place bien différents.

Définir au préalable un cadre politique avant de parler de revenu d’existence

Le débat s’ouvre, mais n’est-il pas faussé et confus dès le départ ? Si chacun y projette ses espoirs et ses craintes, chacun a surtout des objectifs bien différents, voire opposés. Pour nous, ce débat pourrait être une bonne nouvelle, si la question du projet de société était en son cœur et non pas éludée (consciemment ou non). Cela n’a aucun sens de s’enfermer dans des débats techniques (financements, hauteurs, conditions, âges, etc) si les projets de sociétés ne sont pas clairement et ouvertement débattus.

Ces dernières années, nous avons participé à plusieurs rencontres publiques et avons publié plusieurs interviews ou articles pour alerter sur la stérilité, voire les risques, de parler de revenu d’existence sans au préalable définir un cadre politique. Le revenu d’existence n’est qu’un outil et ne peut en lui-même représenter un projet de société cohérent, d’où la cacophonie à laquelle nous assistons actuellement.

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La Gazette de Gouzy Recueil 2014-2016

Découvrez ou redécouvrez La Gazette de Gouzy, un média indépendant, gratuit et sous un format original : celui de la bande dessinée.
Ils avaient fait un numéro entièrement dédié à la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie en 2015.

Ce « recueil de soutien » contient les onze numéros de la Gazette parus entre 2014 et 2016, dans un format de lecture plus confortable (A4), ainsi que des « bonus » (ébauches de planches, photos…) pour vous faire partager la vie de la gazette.

Parmi les sujets abordés : l’agriculture intensive et les AMAP, les monnaies locales, la lutte de Sivens, la démocratie, la COP 21, le Grand Marché Transatlantique (TAFTA), le mouvement Nuit Debout…

Le recueil (130 pages !) vous est proposé à un prix « militant » : 8,55 euros + 5,26 euros (frais de port & TVA). Chaque numéro vendu nous rapporte 2 euros.

Pour avoir un aperçu de La Gazette de Gouzy : http://lagazettedegouzy.fr

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Christophe Degennes nous a quitté

christophe-degennes-2010-1Adieu l’artiste

On l’appelait Coincoin,

En 2008, nous avions relancé le PPLD avec lui. Militant dans l’âme, il a largement contribué à construire le mouvement de la Décroissance et à le faire vivre.
Vous l’avez certainement croisé aux (f)Estives de la Décroissance, lors des actions de résistance (à NDDL, lors des contres-G8 ou de rencontres écolos et/ou de gauche). Vous étiez peut-être avec lui à battre le pavé parisien lors des nombreuses manifestations auxquelles il participait, à peindre des banderoles, … ou à refaire le monde jusqu’au bout de la nuit.
Certains se souviendront de son appart’ du 5ème étage, adossé au Sacré Coeur, escale heureuse, pleine de rires et de révoltes.

Christophe Degennes s’est éteint le 11 septembre 2016 au petit matin, entouré d’amis.

Tu nous manqueras

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Le 1er Espace « décroissant » au Forum Social Mondial !

Le comité décroissance conviviale annonce ses activités pour le FSM à Montréal.

Bannière « Communiqué de presse » {JPEG}

Montréal, le 1er Août 2016

Grande première dans l’histoire des Forums Sociaux Mondiaux, le premier comité « décroissance conviviale » s’est créé à Montréal à l’occasion du FSM 2016 qui aura lieu du 9 au 14 Août prochain. Celui-ci parcourra la ville dans le but de déconstruire les préjugés envers ce paradigme et le faire connaître auprès de la population.

Pour cela, le comité décroissance proposera un parcours immersif afin de

« Faire Réfléchir, Expérimenter et Débattre ».

Pour « Faire Réfléchir », un vélo-bibliothèque disponible sur l’espace permettra aux plus curieux de découvrir, à travers ses auteurs fondateurs et ses pensées, l’histoire de ce mouvement.
Egalement, une BD a été réalisée afin d’imaginer le monde de la décroissance par l’art. Première édition sur le thème de la décroissance, celle-ci sortira dès le 10 Août prochain et sera accessible sur l’espace tout au long du FSM.

Pour « Expérimenter  », deux parcours conviviaux à vélo seront proposés, afin de promouvoir des projets alternatifs à Montréal en accord avec les valeursde la décroissance, c’est-à-dire la justice sociale, la soutenabilité et l’autonomie.
Enfin pour « Débattre », une grande conférence-débat rassemblera 5 pointures de la décroissance à Montréal.

Chaque jour le grand public est convié dès 8h sur notre espace pour des rencontres, des partages de connaissances, relaxer en écoutant de la musique live, faire du yoga, tricot, etc…tout en sirotant de bons smoothies ! Déjà plus de300 personnes ont montré leur intérêt de participer à nos activités qui seront, pour chacune d’elle, traduites en Anglais et Espagnol. Continuer la lecture

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