Résultats de la recherche pour : décroissance ou barbarie

Aujourd’hui, l’enjeu est plus que jamais de choisir entre Décroissance ou Barbarie

2015 et 2016 auront été marquées par des massacres aveugles dans nos capitales européennes. Des familles resteront meurtries tandis que, toutes et tous, nous portons le deuil. Mais l’émotion et la colère, aussi légitimes soient-elles, ne doivent pas nous faire tomber dans les travers d’un manichéisme dangereux. Au contraire, cette énième catastrophe doit être l’occasion de se poser les bonnes questions et d’essayer d’être lucide quant aux solutions à apporter. Si la seule réponse à ces attentats est la guerre et le repli sur soi, alors la question n’est pas la bonne. Nous souhaitons à travers ce texte inviter à une analyse des racines de ces violences, à Paris, à Bruxelles, mais aussi d’Ankara à Damas, avec la Décroissance comme grille de lecture.

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Contre-Grenelle 3, Décroissance ou Barbarie, à Vaulx-en-Velin le 2 avril

loupL’humanité se trouve dans l’impasse ; tout le monde comprend bien que la croissance infinie nous a conduit dans le mur. La question n’est pas seulement écologique puisque l’humain comme la société ont besoin de limites. Certes les objecteurs de croissance entendent préserver la Terre mais l’humanité est la première de leur préoccupation. Sacrifier ce qu’il y a d’humain en nous pour sauver la planète non seulement ne nous intéresse pas mais surtout nous combattons ceux qui pensent que la fin justifie les moyens. Nous savons que tout productivisme bleu, orange, rose, rouge ou vert ne peut qu’engendrer la barbarie. L’alternative n’est donc pas entre le développement durable et son dernier faux-nez la « prospérité sans croissance » ; l’alternative est entre décroissance ou barbarie. Nous devons donc à la fois comprendre la barbarie qui vient et être capables d’imaginer et d’organiser des alternatives.


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Préparer la Décroissance pour éviter la barbarie, faire des collèges socialement et écologiquement utiles

Choisissons une restauration scolaire de qualité

– En privilégiant les productions locales respectueuses de l’environnement.

Un tel dispositif se ferait dans le cadre d’aide à la constitution d’AMAP, d’aide à l’installation d’agriculteurs privilégiant une agriculture naturelle.

– En proposant un repas végétarien par semaine. (suite…)

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« La décroissance s’inscrit dans une tradition politique de gauche »

Interview réalisé par Le Comptoir avec l’objecteur de croissance et militant politique, Vincent Liegey, membre et porte-parole du Parti pour la décroissance (PPLD) depuis 2008. Il est co-auteur d’un livre intitulé « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie » (Utopia) paru en 2013. Nous avons souhaité le rencontrer afin de discuter avec lui de « décroissance », concept qui selon son parti « remet avant tout en question notre société de consommation sans hypothéquer nos acquis démocratiques, sociaux et culturels ».

Le Comptoir : Quel projet la décroissance propose-t-elle pour la société ?

Vincent Liégey : La décroissance, avant d’être un projet, est un outil sémantique qui a pour objectif d’ouvrir des débats de société sur le fait qu’une croissance infinie dans un monde fini est d’une part impossible, pour des raisons physiques, énergétiques et écologiques évidentes, et d’autre part non souhaitable. En effet, nous vivons dans une société dominée par la religion de la croissance et nous devons poser la question du sens : qu’est-ce qu’on produit, comment et pour quel usage ? La croissance pour la croissance nous rend-elle vraiment heureux ?

À partir de ce rejet, on peut ouvrir des portes et commencer à discuter de ce qui serait souhaitable de construire ensemble. Ainsi, la décroissance est une matrice de réflexions, d’expérimentations et de propositions susceptibles d’amorcer des transitions démocratiques et sereines vers de nouveaux modèles de sociétés à inventer, créer, expérimenter et construire qui seraient à la fois soutenables mais surtout désirables, conviviaux et autonomes. (suite…)

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Face à la vulnérabilité de nos sociétés, ce que porte la Décroissance

« Comment réconcilier, d’un côté, un horizon social à court terme intégrant l’urgence de survivre, ici et maintenant… et, d’un autre, celui, à long terme, constitué par la richesse véritable des habitants de la planète qui se trouve dans la préservation des services eco-systémiques ? Le système capitaliste n’a pas su résoudre cette équation.
Il faut faire preuve d’audace, sans attendre. C’est ce que nous propose la Décroissance, en réconciliant l’écologie et l’humain. La Décroissance introduit une critique radicale de notre société de consommation, sans hypothéquer nos acquis démocratiques, sociaux ou culturels, et sans empiéter sur l’avenir. Elle propose une remise en question profonde de notre organisation sociétale afin de « faire mieux avec moins ». »

Par Anne-Isabelle Veillot et Cynthia Toupet du PPLD pour Mémoire des luttes.

Source : http://www.medelu.org/

Le 20 août. C’était le 20 août…
Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network [1] calcule le jour de l’année où la consommation de l’humanité en ressources naturelles excède ce que la nature est capable de régénérer en un an, sans entamer son capital. C’est le « jour du dépassement », ou « Overshoot Day  » [2]. Nous allons donc vivre jusqu’à la fin 2013 en puisant sur nos stocks…

L’écologie a commencé à prendre une place dans le débat public mondial à partir des années 1970, notamment sous l’impulsion de l’Unesco et de la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain, organisée à Stockholm en 1972. Et pourtant, aujourd’hui, cette place reste encore trop limitée au champ du devoir moral, plutôt qu’à celui de la nécessité. Lorsque nous admettrons à quel point la préservation de l’humanité est liée à celle de l’ensemble des services éco-systémiques (des services de la nature rendus à l’homme), peut-être adopterons-nous alors une posture résolument courageuse. Saisirons-nous combien Indira Gandhi avait vu juste quand elle affirmait lors de la conférence de Stockholm (en tant que premier ministre de l’Inde) que « la pauvreté est la forme la plus grave de pollution » ? Ce cercle vicieux entre pauvreté et dégradation de l’environnement semble-t-il si abstrait ? (suite…)

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Un Projet de Décroissance dans Libération : Vincent Liegey: «On ne peut plus croître dans un monde fini»

Libération du Lundi 22 Avril 2013

libérationVincent Liegey: «On ne peut plus croître dans un monde fini»

INTERVIEW – Porte-parole des décroissants, cet ingénieur milite pour redonner un sens écologique et humain au fonctionnement de la société.

Alors que le pays cherche désespérément la voie de la croissance, Vincent Liegey, coauteur du livre Un projet de décroissance (Utopia, 2013), propose d’autres pistes pour sortir de la crise.
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10 premiers conseils pour rentrer en résistance par la décroissance

DecroissanceW.jpgPar casseursdepub.org

1 Se libérer de la télévision

Pour rentrer dans la décroissance, la première étape est de prendre conscience de son conditionnement. Le vecteur majeur de ce conditionnement est la télévision. Notre premier choix sera de s’en libérer. Comme la société de consommation réduit l’humain à sa dimension économique — consommateur —, la télévision réduit l’information à sa surface, l’image. Média de la passivité, donc de la soumission, elle ne cesse de régresser l’individu. Par nature, la télévision exige la rapidité, elle ne supporte pas les discours de fond. La télévision est polluante dans sa production, dans son usage puis comme déchet.?Nous lui préférerons notre vie intérieure, la création, apprendre à jouer de la musique, faire et regarder des spectacles vivants… Pour nous informer nous avons le choix : la radio (sans pub), la lecture (sans pub), le théâtre, le cinéma (sans pub), les rencontres, etc.

2 Se libérer de l’automobile

Plus qu’un objet, l’automobile est le symbole de la société de consommation. Réservée aux 20 % les plus riches des habitants de la Terre ; elle conduit inexorablement au suicide écologique par épuisement des ressources naturelles (nécessaires à sa production) ou par ses pollutions multiples qui, entre autres, engendre la montée de l’effet de serre. L’automobile provoque des guerres pour le pétrole dont la dernière en date est le conflit irakien. L’automobile a aussi pour conséquence une guerre sociale qui conduit à un mort toutes les heures rien qu’en France. L’automobile est un des fléaux écologique et social de notre temps. ?Nous lui préférerons : le refus de l’hypermobilité. La volonté d’habiter près de son lieu de travail. La marche à pied, la bicyclette, le train, les transports en commun.

3 Refuser de prendre l’avion

Refuser de prendre l’avion, c’est d’abord rompre avec l’idéologie dominante qui considère comme un droit inaliénable l’utilisation ce mode de transport. Pourtant, moins de 10 % des humains ont déjà pris l’avion. Moins de 1% l’emprunte tous les ans. Ces 1 %, la classe dominante, sont les riches des pays riches. Ce sont eux qui détiennent les médias et fixent les normes sociales. L’avion est le mode de transport le plus polluant par personne transportée. Du fait de sa grande vitesse, il artificialise notre rapport à la distance.?Nous préférerons aller moins loin, mais mieux, à pied, en roulotte à cheval, à bicyclette ou en train, en bateau à voile, avec tous les véhicules sans moteur.

4 Se libérer du téléphone portable

Le système engendre des besoins qui deviennent des dépendances. Ce qui est artificiel devient naturel. Comme nombre d’objets de la société de consommation, le téléphone est un faux besoin créé artificiellement par la pub. “ Avec le mobile, vous êtes mobilisable à tout instant ”. Avec le portable nous jetterons donc les fours micro-onde, les tondeuses à gazon, et tous les objets inutiles de la société de consommation.?Nous préférerons au portable le téléphone, le courrier, la parole, mais surtout, nous tacherons d’exister par nous-même au lieu de chercher à combler un vide existentiel avec des objets.

5 boycotter la grande distribution

La grande distribution est indissociable de l’automobile. Elle déshumanise le travail, elle pollue et défigure les pourtours des villes, elle tue les centres-ville, elle favorise l’agriculture intensive, elle centralise le capital, etc. La liste des fléaux qu’elle représente est ici trop longue pour être énumérée ici.?Nous lui préférerons : avant tout moins consommer, l’autoproduction alimentaire (potager)puis les commerces de proximité, les marchés, les coopératives, l’artisanat. Cela nous conduira aussi à consommer moins ou à refuser les produits manufacturés.

6 Manger peu de viande

Ou mieux, manger végétarien. La condition réservée aux animaux d’élevage révèle la barbarie technoscientifique de notre civilisation. L’alimentation carnée est aussi une grave problématique écologique. Mieux vaut manger directement des céréales plutôt que d’utiliser des terres agricoles pour nourrir des animaux destinés à l’abattoir. Manger végétarien ou manger moins de viande doit aussi déboucher sur une meilleure hygiène alimentaire, moins riche en calories.

7 Consommer local

Quand on achète une banane antillaise, on consomme aussi le pétrole nécessaire à son acheminement vers nos pays riches. Produire et consommer local est une des conditions majeures pour rentrer dans la décroissance, non dans un sens égoïste, bien sûr, mais au contraire pour que chaque peuple retrouve sa capacité à s’autosuffire. Par exemple, quand un paysan africain cultive des fèves de cacao pour enrichir quelques dirigeants corrompus, il ne cultive pas de quoi se nourrir et nourrir sa communauté (voir texte “ Dix objections majeures au commerce équitable ” http://ecolo.asso.fr/textes/20020312equi.htm).

8 Se politiser

La société de consommation nous laisse le choix : entre Pepsi-Cola et Coca-Cola ou entre le café Carte noire et la café “ équitable ” Max Havelaar. Elle nous laisse de choix de consommateurs. Le marché n’est ni de droite, ni du centre, ni gauche : il impose sa dictature financière en ayant pour objectif de refuser tout débat contradictoire et tout conflit d’idée. La réalité serait l’économie : aux humains de s’y soumettre. Ce totalitarisme est paradoxalement imposé au nom de la liberté, de consommer. Le statut de consommateur est considéré comme supérieur à celui d’humain.?Nous préférerons nous politiser, comme personne, dans les associations, les partis, pour combattre la dictature des firmes. La démocratie exige une conquête permanente. Elle se meurt quand est elle abandonnée par ses citoyens. Il est aujourd’hui temps de lui insuffler les idées de la décroissance.

9 Développement personnel

La société de consommation a besoin de consommateurs serviles et soumis qui ne désirent plus être des humains à part entière. Ceux-ci ne peuvent alors tenir que grâce à l’abrutissement, par exemple, devant la télévision, les “ loisirs ” ou la consommation de neuroleptiques (Proxac…).?Au contraire, la décroissance économique a pour condition un épanouissement social et humain. S’enrichir en développant sa vie intérieure. Privilégier la qualité de la relation à soi et aux autres au détriment de la volonté de posséder des objets qui vous posséderont à leur tour. Chercher à vivre en paix, en harmonie avec la nature, à ne pas céder à sa propre violence, voilà la vraie force.

10 Cohérence

Les idées sont faites pour être vécues. Si nous ne sommes pas capables de les mettre en pratique, elles n’auront pour seules fonctions que de faire vibrer nos ego. Nous sommes tous dans le compromis, mais nous cherchons à tendre à plus de cohérence. C’est le gage de la crédibilité de nos discours. Changeons et le monde changera. ?Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. A vous de la compléter. Mais si nous ne cherchons pas à tendre vers cette recherche de cohérence, nous serons réduit à nous apitoyer très hypocritement sur les conséquences de nos propres mode de vie. Evidemment, il n’est pas de mode de vie “ pur ” sur la Terre. Nous sommes tous dans le compromis et c’est bien ainsi.

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RAGEMAG : Décroissance: retour vers le futur. Entretien avec Vincent Liegey

Publié dans RAGEMAG le août 9th, 2012 | par Adrien Mideau

L’escargot de la décroissance a fini par poser durablement sa coquille dans le jardin politique et économique français. Mais les incompréhensions sont encore nombreuses face à un concept, volontairement provocateur, mais avant tout critique de nos modes de vie. Rencontre avec Vincent Liegey, membre du Parti Pour La Décroissance. 

La décroissance : késaco ?


2. La Décroissance : mais c’est quoi ce mot repoussoir ? – Décroissance – Degrowth.

Pour commencer, le terme de Décroissance évoque le nom d’une nouvelle pensée multidimensionnelle, aux sources et approches diverses : elle s’appuie sur les limites physiques de la croissance avec, par exemple, la raréfaction des ressources naturelles, ainsi que sur les limites culturelles de celle-ci. Je fais ici allusion à une critique de la société de consommation, du productivisme, du capitalisme, de la centralité de la valeur travail, de la société du spectacle, etc… Je m’appuie également sur les travaux d’Ivan Illich sur la convivialité.
Ce terme s’est progressivement imposé comme un slogan provocateur qui a pour but d’ouvrir un débat de société sur le fait qu’une croissance infinie dans un monde fini n’est ni possible, ni souhaitable.
Enfin, pour sortir ces réflexions de la confidentialité, la Décroissance s’est structurée comme le nom d’un nouveau mouvement politique, d’abord né en France il y a une dizaine d’années et qui, depuis, s’internationalise. Ce mouvement s’appuie à la fois sur le collectif avec des alternatives concrètes comme les AMAPles jardins communautairesles ateliers véloles écovillagesles monnaies locales mais aussi sur un projet de réflexion représenté notamment par le réseau international de recherche sur la Décroissance Research and Degrowth. La Décroissance se décline via l’organisation de rencontres-débats, de manifestations, d’actions de désobéissance civile ou de participation à des élections de manière non-électoraliste. L’individu y joue un rôle central avec la simplicité volontaire et la notion de décolonisation de l’imaginaire.
Finalement, il y a autant de chemin vers la Décroissance que d’objectrices et d’objecteurs de croissance. Nous essayons de cultiver la diversité des approches tout en construisant un réseau horizontal de collectifs et de personnes s’appuyant sur un ou plusieurs des niveaux de la Décroissance.

La décroissance est-elle réac’ ?

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La décroissance sera-t-elle autoritaire ?

Débat dans le journal de la joie de vivre de Novembre 2010 (n°74) avec Yves Cochet, Florence Leray et Vincent Liegey

Voici la contribution du Parti Pour La Décroissance

Une décroissance autoritaire ne serait plus la Décroissance telle que nous la concevons. Plus qu’une mise en garde sur l’aberration du « toujours plus », la Décroissance doit avant tout nous permettre de nous réapproprier nos choix de vie. En cela, elle ne peut être que choisie, collective, participative et démocratique.

Un regard objectif sur les faits, notamment les questions énergétiques, conduit à une vision d’avenir très pessimiste, voire catastrophiste. On ne peut exclure une récession autoritaire, l’émergence d’une « dictature verte » dont l’action s’effectuerait par coercition, ou un contrôle dogmatique des usages de la société civile. L’histoire a montré que les crises engendrent souvent replis identitaires, recherche de boucs émissaires, emballements guerriers et reculs démocratiques. Dans ce sens, on peut penser que Serge Latouche, à travers sa pédagogie des catastrophes, ou encore les peakistes, à travers leur catastrophisme éclairé, ont raison.

Toutefois, pour qui a envie de vivre et de construire, dès maintenant, une société soutenable et désirable, il est important de croire en l’idéal d’une Décroissance fondée sur la démocratie. Quand bien même les ressources seraient illimitées, la société de croissance accumulerait encore dramatiquement ces crises : sociale, économique, culturelle et politique. La décroissance n’est donc pas une fin en soi, c’est d’abord un cheminement vers un autre paradigme.

C’est cette forme de Décroissance qui favorisera une sortie choisie de la société de croissance, notamment en définissant démocratiquement les notions de bon usage et de mésusage. Les changements  ne pourront s’effectuer qu’à travers une forte participation et adhésion à nos idées, ce que nous avions appelé la stratégie de masse critique lors de la création de l’Association d’Objecteurs de Croissance [1]. (suite…)

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La Décroissance, un projet sociétal bien trop souvent victime de préjugés

Encore une fois, la Décroissance a été victime d’un jugement hâtif et réducteur à travers l’article « La décroissance, une théorie économique bien trop sage. » diffusé sur http://www.legrandsoir.info/
Nous souhaitons rétablir quelques vérités et lever certains malentendus qui continuent de nuire à l’émergence de nos idées.

D’abord, il ne faut pas confondre la simplicité volontaire et la Décroissance. Tout en étant liées, ces deux notions ne doivent pas être confondues. La Décroissance porte un projet politique qui se construit petit à petit et collectivement. Tandis que la simplicité volontaire se vit au niveau individuel, tout en pouvant s’insérer dans les alternatives concrètes. Le point commun est ici. Ce nouveau paradigme qu’est la Décroissance se nourrit de toutes ces expérimentations mais ne se réduit pas qu’à cela.

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Le premier volcan qui se déclare pour la Décroissance

Un volcan en colère
Le 20 mars 2010, un volcan islandais entre en éruption. A priori, rien d’exceptionnel car les éruptions volcaniques sont un phénomène naturel connu, pour ne pas dire habituel, en Islande. Mais Eyjafjöll(1) a décidé de jouer un bien mauvais tour au monde occidental et à son industrie aéronautique. Si en Islande les répercussions de l’éruption sont mineures(2), il n’en a pas été de même dans le reste de l’Europe.
La colère de Eyjafjöll a provoqué la formation d’un important panachage volcanique(3) que les vents ont rabattus sur l’Europe continentale causant d’importantes perturbations dans le transport aérien.

Les réacteurs des avions n’étant pas certifiés contre les effets de la cendre volcanique, la prudence a été de mise avec l’annulation de milliers de vols et la fermeture de plusieurs espaces aériens dans de nombreux pays(4). Les conséquences sont mondiales et toute l’économie-monde en souffre. L’Association Internationale des Transports Aériens estime le préjudice à 1,27 milliards d’euros pour les seules compagnies aériennes. Des millions de voyageurs ont été bloqués dans les aéroports,  7 millions de voyageurs pour la seule journée du 19 avril à travers 313 aéroports dans le monde.

Ce phénomène naturel exceptionnel et la catastrophe économique induite posent plusieurs questions sur notre mode de vie, notre dépendance vis-à-vis de notre environnement et les limites de notre développement technologique, insoutenable pour des raisons écologiques et sociales.
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Européennes, la Décroissance Politique fait son chemin

« La Décroissance ou la barbarie » par TéléLibre.fr

Depuis plusieurs semaines, et en marge de la morne campagne pour l’élection du parlement européen, nous suivons avec attention la campagne européenne d’un mouvement politique né le 25 avril dernier : Europe Décroissance.

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Rendre la décroissance désirable

logo-ppldComment un partisan de la décroissance traverse-t-il la période actuelle, frappée par une crise financière, économique et sociale ?

Paul Ariès : D’un côté, cette crise repousse toujours plus loin le sentiment d’urgence écologique… L’heure est à défendre le pouvoir d’achat et les emplois. On repousse à demain l’idée qu’il faille non pas seulement mieux partager les richesses, mais aussi changer la recette du gâteau car ce gâteau est totalement indigeste socialement et écologiquement. (suite…)

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Ethique et décroissance

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Compte-rendu de la conférence « Société humaines & Décroissance« 
par Michel Lepesant, membre du
Mouvement des « Objecteurs de Croissance » (MOC)

A l’occasion de la 6° sortie de la revue Entropia , un numéro consacré à l’éthique, étaient réunis le samedi 4 avril 2009 une vingtaine d’intervenants autour de 3 tables rondes.

  • « Crise éthique, éthique de crise », animée par Serge Latouche.
  • « De quelle crise parlons-nous ? », animée par Jean-Claude Besson-Girard.
  • « Crise et transitions politiques », animée par Jan Spurk.

Impossible évidemment de rendre compte de la totalité des interventions. Juste possible d’en extraire matière à penser, à discuter et à critiquer selon trois questionnements arbitrairement choisis, mais tous en vue de mieux comprendre cette notion de « décroissance », notion qui justifiait la présence de la plupart des intervenants venus à la rencontre d’une salle plutôt avertie, voire, pour certains présents, engagée : (suite…)

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